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Charlie Hebdo: la protection des journalistes était assurée, affirme Cazeneuve

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à la sortie du Conseil des ministres le 4 janvier 2016 à l'Elysée à Paris

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à la sortie du Conseil des ministres le 4 janvier 2016 à l'Elysée à Paris - Lionel Bonaventure - AFP

La sécurité devant l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, avant l'attentat du 7 janvier 2015, avait été adaptée au contexte terroriste de l'époque, a affirmé mardi le ministre de l'Intérieur.

"Il y avait une protection avec des gardes statiques" de policiers en raison des menaces terroristes visant le journal depuis plusieurs années, a déclaré Bernard Cazeneuve sur RTL. "Puis, pour des raisons qui tenaient au fait que les terroristes avaient indiqué vouloir prendre des militaires ou policiers pour cibles", a-t-il ajouté, "nous avions pris la décision, pour des raisons de sécurité", d'y "substituer des gardes dynamiques", c'est-à-dire plus mouvantes.

Aucune faille dans le dispositif de sécurité

"Il y avait des policiers" assurant " la protection des journalistes", a-t-il également précisé en réponse à des critiques récentes sur d'éventuelles failles dans la sécurité de Charlie Hebdo avant les attentats.

Ingrid Brinsolaro, veuve de Franck Brinsolaro, le policier tué lors de l'attaque contre Charlie Hebdo, le 16 janvier 2015 à Pontoise
Ingrid Brinsolaro, veuve de Franck Brinsolaro, le policier tué lors de l'attaque contre Charlie Hebdo, le 16 janvier 2015 à Pontoise © Martin Bureau - AFP

Ingrid Brinsolaro, la veuve du policier Franck Brinsolaro qui assurait la protection permanente du dessinateur Charb, directeur de Charlie, a déposé plainte contre X en pointant des "manquements" dans le dispositif de sécurité. Son mari comme Charb ont été tués dans l'attaque jihadiste.

Elle "a décidé de porter plainte", a confirmé Bernard Cazeneuve, "elle a exprimé son chagrin, son désarroi", il faut "le respecter" et que "les questions qu'elle pose fassent l'objet de réponses". "Je l'ai reçue, la recevrai aussi souvent que cela sera nécessaire", a-t-il promis.

A.-F. L. avec AFP