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Attentat en Isère: "J'ai le coeur qui va s'arrêter", témoigne l'épouse du suspect

Gendarmes, pompiers et enquêteurs s'affairent au site de l'usine attaquée vendredi, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère.

Gendarmes, pompiers et enquêteurs s'affairent au site de l'usine attaquée vendredi, à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère. - Philippe Desmazes - AFP

L'épouse de Yassin Salhi, l'auteur présumé de l'attentat commis vendredi à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, a été interpellée près de Lyon. Elle avait témoigné auparavant sur Europe 1 de sa stupéfaction en apprenant l'implication de son mari dans cette attaque.

Elle se dit sonnée et choquée. L'épouse de l'auteur présumé de l'attentat terroriste perpétré vendredi à Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, a témoigné sur Europe 1 de sa stupéfaction en apprenant la nouvelle. Son compagnon, Yassin Salhi était, raconte-t-elle "parti au travail à 7 heures ce matin" pour assurer son emploi de livreur. Mais contrairement à ses habitudes, continue la jeune femme, il n'est pas rentré ce vendredi "entre midi et deux".

Alors que sa belle-soeur l'enjoint en pleurant d"allumer la télé" pour regarder le journal", la compagne de Yassin Salhi est stupéfaite. "J'ai le coeur qui va s'arrêter", confie-t-elle. "Moi, je le connais, c'est mon mari. On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre. Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale", poursuit-elle sur Europe1.

La jeune femme a été interpellée près de Lyon, a indiqué en milieu d'après-midi une source judiciaire. Il s'agit de la troisième interpellation, après celles de Yassin Salhi et d'un autre homme, qui avait été repéré en train de faire des allers-retours suspects aux abords du site de gaz industriels où a été commis l'attentat.

Le suspect principal, Yassin Salhi, avait été arrêté sur les lieux par un pompier qui intervenait pour l'explosion, avait été fiché "S" en 2006 par les services de renseignements pour "radicalisation" et était "en lien avec la mouvance salafiste", selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Cette fiche n'avait pas été renouvelée en 2008, a ajouté le ministre, précisant que Yassine Salhi, 35 ans, n'avait pas de casier judiciaire.

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D. N.