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Attaque au couteau à Paris: un acte "traumatisant" dans un quartier festif

Malgré le choc de l'attaque au couteau de samedi soir, les commerces ont rouvert normalement ce lundi matin près de l'Opéra à Paris, un quartier connu pour ses théâtres et cafés.

Le calme est revenu rue Monsigny à Paris, deux jours après l'attaque au couteau qui a fait un mort et quatre blessés samedi soir. Aux fenêtres de plusieurs appartements de la rue, située à deux pas de l'Opéra, des drapeaux français ont été accrochés.

La seule trace encore visible de l'attentat de samedi soir est un impact de balle des policiers, dans la vitrine d'un café. Samedi soir, les témoins de l'attaque ont été nombreux à se réfugier dans les bars et restaurants de ce quartier festif, dans le 2e arrondissement.

"Une attaque de cet ordre dans un quartier comme celui-là, qui est très international, un quartier de rencontres, un quartier de nuit, de restaurants et de cafés, c'est toujours très très violent, très impactant. Les gens sont d'abord là pour faire la fête et pour la convivialité. Et ce genre d'actes est complètement traumatisant pour les gens qui le vivent", souligne Jacques Boutault, maire écologiste du 2e arrondissement. 

"Continuer à faire comme d'habitude"

Le soir même de l'attaque, à l'issue de laquelle l'assaillant a été abattu par la police, une cellule d'aide psychologique a été ouverte aux urgences de l'Hôtel-Dieu. Samedi soir, une quinzaine de passants et de riverains "choqués" ont pu être entendus. "S'ils veulent en parler, il ne faut pas hésiter à y aller" afin "que la vie reprenne" insiste Sylvain Maillard, député LaREM de la première circonscription de Paris. Malgré le choc, les nombreux cafés et restaurants du quartier ont rouvert normalement ce lundi matin.

"Aujourd'hui l'état d'esprit dans la rue, il est non pas à l'oubli mais à l'idée qu'il faut continuer à faire comme d'habitude, à faire son métier, à continuer à accueillir pour les commerçants et pour le public à être présent", poursuit Jacques Boutault. 

"Il faut savoir que le risque zéro n'existe pas et que n'importe où ce genre d'actes peut se produire", souligne encore le maire du 2e arrondissement tout en appelant à ne pas "renoncer à nos valeurs" face au terrorisme.

L'assaillant, un Français de 20 ans né en Tchétchénie était fiché S. Ce lundi, trois de ses proches sont toujours en garde à vue pour déterminer s'il a bénéficié de complicités. 

C. B avec Emmanuelle Lebon