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Arrêté en Turquie, le beau-frère de Chérif Kouachi soupçonné d'avoir voulu rejoindre Daesh

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- - Un douanier, image d'illustration. - Jacques Demarthon - AFP

Soupçonné un temps d'être le troisième homme du commando qui a attaqué Charlie Hebdo, Mourad Hamyd, beau-frère de Chérif Kouachi, a été intercepté fin juillet alors qu'il tentait d'entrer en Turquie. Il est cette fois soupçonné d'avoir voulu rejoindre Daesh.

Mourad Hamyd, le beau-frère de Chérif Kouachi, l'un des auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, a été interpellé fin juillet en Turquie, suspecté d'avoir voulu se rendre en Syrie. Des proches avaient signalé sa disparition au commissariat de Charleville-Mézières (Ardennes), où l'étudiant réside avec sa famille.

Il a été refoulé par les autorités et placé dans un centre de rétention en Bulgarie le 28 juillet, selon une information du Journal du Dimanche. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une information judiciaire en vue de délivrer un mandat d'arrêt européen à son encontre. 

Déjà soupçonné de complicité en 2015

Présenté sur les réseaux sociaux après l'attaque du 7 janvier 2015 comme le troisième homme du commando de Charlie Hebdo, Mourad Hamyd avait été placé en garde à vue pendant 48 heures avant d'être relâché sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.

Alors âgé de 18 ans, il était en cours au moment des faits dans son lycée de Charleville-Mézières et ses camarades de classe s'étaient mobilisés pour prouver son innocence. Dans un entretien à l'Agence France-Presse (AFP), le 10 janvier 2015, il s'était dit "sidéré, complètement dépassé par les événements".

"Cet attentat, c'est l'horreur, c'est un crime horrible et je pense aux victimes et à leurs familles", avait-il déclaré.

"Je suis sous le choc, on a dit des choses horribles et fausses sur moi dans les réseaux sociaux alors que je suis un lycéen normal qui vit tranquillement avec ses parents", avait alors expliqué le jeune homme qui était alors en Terminale, disant n'avoir que des rapports "assez lointains" avec Chérif Kouachi.

Selon un état des lieux dressé le 19 juillet par Manuel Valls, 2.147 Français ou étrangers résidant en France "sont connus pour leur implication dans les filières syro-irakiennes".

P. P. avec AFP