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Sevran: une seringue trouvée à l'école

Deux petites filles se sont piquées avec une seringue usagée dans la cour de l'école Emile-Zola de Sevran.

Deux petites filles se sont piquées avec une seringue usagée dans la cour de l'école Emile-Zola de Sevran. - -

Ramassée dans la cour par un élève, près d'un buisson où les toxicomanes ont leurs habitudes, elle est passée de main en main, avant de piquer deux fillettes: une seringue découverte mardi dans une école des Beaudottes à Sevran, en Seine-Saint-Denis, a ravivé la colère dans ce quartier gangréné par le trafic de drogue.

Deux petites filles se sont piquées avec une seringue dans la cour de récréation de l'école Emile-Zola mardi midi à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Une réunion de crise a aussitôt été déclenchée au sein de l'école et les enfants ont été transportées à l'hôpital.

Le premier adjoint au maire s'est aussitôt rendu sur place, ainsi que des parents inquiets. Ils réclament un dépistage de tous les enfants.

"On est en train d'analyser ce qui a été retrouvé dans la seringue", a indiqué une source proche du dossier, ajoutant que les deux petites filles ne présentaient pas les symptômes d'une prise de stupéfiants.

Trouvée "par un enfant", la seringue est passée entre "plusieurs" mains et deux fillettes "ont été piquées", a précisé cette source. Cinq autre seringues ont été retrouvées à proximité directe de l'établissement.

"On arrête de faire du sport parce que des gens se piquent"

"Dans la seringue, il restait un produit, mais on ne sait pas exactement lequel", a affirmé un membre de l'encadrement de cette école. "C'est la troisième fois qu'on retrouve des seringues dans l'école".

Selon Brahim Kechkeche, président des parents élus au conseil de l'école, "le coin est un peu comme une cuvette" et "des toxicomanes" en profitent pour "se cacher derrière une colline" avant de jeter leurs seringues. "Il y a des grilles tout autour de l'école, mais elles sont ouvertes", a-t-il ajouté.

"Parfois, on arrête de faire du sport dans la cour car des gens se piquent dans le buisson juste en face", a expliqué le membre de l'encadrement.

Les enseignants de l'établissement ont renoncé à exercer leur droit de retrait, "les faits ne rentrant pas dans le cadre légal" d'une telle action, selon l'un d'entre eux. Le maire EELV de Sevran, Stéphane Gatignon, et le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, devaient se rendre sur place mardi après-midi.


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