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Seine-Saint-Denis: un serveur d'un restaurant tué par balle par un client

Le serveur a été tué par un client mécontent que son sandwich ne soit pas préparé assez vite. Une enquête a été ouverte pour meurtre. Le mis en cause est actuellement en fuite.

Le serveur d'un restaurant de Seine-Saint-Denis a été mortellement blessé par balle vendredi par un client mécontent, selon les premiers éléments, que son sandwich ne soit pas préparé assez vite, selon des sources concordantes consultées par l'Agence France-Presse (AFP). Le tireur est toujours en fuite, d'après nos informations.

Vers 21 heures vendredi, les employés de ce restaurant situé à Noisy-le-Grand ont appelé les policiers, "l'un de leurs collègues ayant été blessé par balle", a expliqué une source proche de l'enquête.

Une plaie par balle à l'épaule

La victime, un homme de 28 ans, est morte sur place malgré l'intervention des secours. Il "présentait une plaie par balle à l'épaule", précise cette source.

L'auteur présumé, qui a fait feu avec une arme de poing, a pris la fuite.Il était toujours recherché samedi en fin de journée. Selon les personnes présentes, "il aurait été mécontent car son sandwich n'aurait pas été préparé assez rapidement", a poursuivi la source.

Une enquête pour meurtre

Le parquet de Bobigny a indiqué avoir ouvert une enquête pour meurtre, confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Samedi, devant le restaurant qui sert pizzas et sandwichs, plusieurs riverains se disent très surpris du drame.

"Il aurait été tué pour un sandwich?", lance une habitante, qui n'en revient pas. "C'est triste", ajoute une femme de 29 ans, "c'est un restaurant tranquille, sans problème. Il venait d'ouvrir il y a quelques mois". "Les employés étaient tous très gentils", ajoute un habitué.

D'autres habitants pointent cependant l'ambiance du quartier: "c'est plein de délinquance ici", dit Jérémy, 40 ans, évoquant notamment le trafic de drogue. "Il y a souvent des gens alcoolisés", ajoute Aboubacar, 40 ans, assurant avoir déjà assisté à des disputes. 
Raphaël Maillochon, E.P avec AFP