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Ségolène Royal fait marche arrière sur l'apprentissage du code de la route dans les lycées

Ségolène Royal

Ségolène Royal - -

Après l'opération escargot diligentée par les écoles de conduite de la région de Poitiers, Ségolène Royal a reçu les syndicats et fait marche arrière. Les cours de code ne seront finalement pas dispensés au lycée.

En début de matinée lundi plusieurs centaines de voitures d'auto-école s'étaient regroupées sur trois points d'accès de Poitiers afin de bloquer la ville. L'Unic (Union nationale des indépendants de la conduite) et la Fnec (Fédération nationale des enseignants de la conduite) de la Vienne entendaient ainsi protester contre l'absence de concertation accompagnant selon elles un projet impulsé par Ségolène Royal. Ce projet visait au départ à enseigner le code de la route dans les lycées, pour permettre un accès plus facile des jeunes au permis de conduire, jugé trop coûteux, et lutter contre la mortalité routière. Problème, les auto-écoles disent avoir déjà relevé une baisse d'activité depuis l'annonce et prévoient "une chute de 20%" si le projet est concrétisé.

A la mi-journée, une délégation des représentants de l'Unic et de la Fnec a été reçue par Ségolène Royal. La présidente du Conseil régional est revenue sur sa position et un compromis a été trouvé et la manifestation a été levée.

Rétropédalage

Selon la Nouvelle République, les deux parties se sont quittées sur un communiqué commun qui ressemble fort à une marche arrière de la part de l'instance régionale même si l'ancienne candidate à la présidentielle tape sur les doigts des manifestants.

" Je regrette ce genre d'opération qui a retardé des Poitevins qui partaient à leur travail ", a-t-elle lâché avant d'ajouter : "Dans les discussions, il n'avait jamais été question de faire passer le code dans les lycées. Là, un système de chèque code est mis à l'étude permettant le libre choix de l'auto-école par les jeunes. Et en accompagnement, des actions de sécurité routière seront organisées dans les lycées. On se donne trois semaines pour finaliser un dispositif complet."

"On voulait que l'enseignement reste au sein de l'auto-école et que nous puissions intervenir à la sensibilisation à la sécurité routière, nous espérons avoir obtenu gain de cause", a déclaré à l'AFP l'une des représentantes du mouvement, Dominique Martin, gérante d'auto-école à Poitiers, en précisant que les auto-écoles resteraient vigilantes, dans l'attente d'une nouvelle réunion le 3 décembre.