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Retour des peines plancher: le syndicat Alliance interpelle Edouard Philippe

Le syndicat Alliance a appelé à un rassemblement après l'agression de deux policiers à Champigny.

Le syndicat Alliance a appelé à un rassemblement après l'agression de deux policiers à Champigny. - Thomas Samson - AFP

Les policiers d'Alliance tiennent tête au Premier ministre sur la question des peines plancher. Le syndicat a estimé qu'Edouard Philippe "se trompe" en rejetant la possibilité d'un rétablissement des peines automatiques en cas de récidive. Une requête formulée par l'organisation syndicale au lendemain de la violence agression subie par deux fonctionnaires à Champigny-sur-Marne lors d'une intervention le soir du Réveillon.

"Alliance Police Nationale ne peut accepter les propos du Premier ministre écartant d'un revers de main la mise en place d'un dispositif qui permettrait aux policiers d'être davantage protégés face à leurs agresseurs", écrit le syndicat dans un communiqué.

Mercredi matin, Edouard Philippe a indiqué qu'"il y a déjà des peines sévères". "Je me suis toujours méfié des réactions qui passeraient par une loi qui réglerait le problème, a lancé le chef de l'exécutif sur France 2. La réponse est globale: il faut plus de policiers sur le terrain, des procédures plus rapides, une grande sévérité judiciaire et pénale." 

Face à cette réponse ferme, le syndicat Alliance juge insuffisants, "dans ce contexte de violences exponentielles envers les forces de l'ordre", "le soutien aux policiers par tweets ou déclaration de compassion". L'organisation, qui sera reçue, comme les autres syndicats, le 10 janvier au ministère de l'Intérieur, réclame "un durcissement des peines contre les auteurs de violences sur les forces de sécurité". 
Justine Chevalier