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Rave party en Bretagne: 4 nouvelles interpellations

Plusieurs personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur la fête sauvage organisée pour le Nouvel An à Lieuron, au sud de Rennes.

Plusieurs personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur la fête sauvage organisée pour le Nouvel An à Lieuron, au sud de Rennes. - JEAN-FRANCOIS MONIER

Quatre personnes ont été interpellées mercredi dans le cadre de l'enquête sur la rave party qui a rassemblé 2400 personnes pour le Nouvel An à Lieuron, au sud de Rennes.

Quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la fête sauvage organisée pour le Nouvel An à Lieuron, au sud de Rennes, a indiqué le parquet ce jeudi.

"Une opération de police judiciaire a été conduite hier (mercredi) sous l'autorité des deux juges d'instruction afin de rechercher les autres organisateurs de la Free Party. Plusieurs personnes ont été interpellées", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc.

Parallèlement, plusieurs perquisitions ont été menées, a ajouté l'AFP de même source. Sans antécédent judiciaire, un jeune homme de 22 ans, présenté par la justice comme l'un des organisateurs de cette fête sauvage qui a réuni 2400 personnes du soir du 31 décembre au samedi 2 janvier au matin, a été mis en examen lundi, notamment pour organisation illicite de cette manifestation et mise en danger de la vie d'autrui. Il a été placé en détention le même jour dans le cadre de cette affaire.

Des comités de soutien exigent la "libération immédiate" de l'homme

Plusieurs comités de soutien ont appelé mercredi à un rassemblement samedi à Rennes pour demander la "libération immédiate" de cet homme et "défendre le droit à la fête".

"Après une année particulièrement difficile pour toutes et tous, des milliers de personnes ont exprimé un besoin de vie, le temps d'un réveillon", ont-il expliqué.

Évoquant dans un communiqué reçu par l'AFP ce jeudi le prévenu incarcéré ainsi que les nouvelles interpellations, le "comité de soutien à la Maskarade de Rennes et des environ" affirme qu'ils "sont présentés comme des criminels irresponsables". "Bien pratique pour masquer l'incurie du gouvernement dans la gestion de cette crise (sanitaire) et mater toutes velléités de vie sociale et culturelle alternative", assure le comité.

"Il est inconcevable d'aller en prison ou en garde à vue pour avoir fait danser des femmes et des hommes!", selon le comité, en exigeant "la libération immédiate des inculpés et l'arrêt des poursuites démesurées contre les organisateurs et organisatrices".
S.B.-E. avec AFP