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Rave party en Bretagne: un organisateur placé en détention provisoire

Ce lundi soir, le procureur de la République d'Ille-et-Villaine a annoncé la mise en examen de l'un des organisateurs de la rave party tenue ce week-end en Bretagne, notamment pour mis en danger de la vie d'autrui. Il a été placé en détention provisoire plus tard.

Le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc, a tenu ce lundi soir une conférence de presse pour faire le point sur l'état des poursuites engagées après l'organisation d'une rave party à Lieuron, de jeudi soir à samedi matin. L'un des organisateurs a été mis en examen ce lundi soir, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui, a annoncé le magistrat. Il a plus tard été placé en détention provisoire.

Le placement en détention requis

Philippe Astruc a précisé que cet homme, né en 1999, est sans antécédent judiciaire. Il a été mis en examen pour organisation d'un rassemblement musical festif sans déclaration préalable, dégradation du bien d'autrui avec entrée par effraction, mise en danger de la vie d'autrui, ouverture d'un débit de boisson sans déclaration préalable, exécution d'un travail dissimulé, aide à l'usage de stupéfiants. Son placement en détention provisoire a été décidé au début de la soirée.

Un jeune homme de 22 ans avait été interpellé samedi à Iffendic en Ille-et-Villaine, en même temps qu'une autre personne. Placé en garde à vue, il a reconnu avoir participé à l'organisation de cette fête sauvage.

Une somme d'argent, des stupéfiants, et plus de 1000 SMS

Une perquisition avait permis de saisir une somme d'argent qui pourrait provenir de la caisse de l'événement, des produits stupéfiants, un important matériel de sonorisation et un véhicule poids lourd, avait précisé le procureur ce week-end.

L'enquête a révélé que le mis en examen avait envoyé plus de 1.000 SMS le jeudi 31 décembre concernant l'organisation de la fête illégale dans deux hangars désaffectés de Lieuron. Son téléphone avait borné à Lieuron "le 31 décembre en début d'après-midi (moment où le matériel était installé sur les lieux en toute discrétion)", a aussi expliqué le magistrat. Mais "une seule personne n'organise pas un tel rassemblement" et "il convient d'identifier les autres organisateurs, qu'ils répondent de leurs actes devant le tribunal correctionnel", a souligné lundi le procureur.

"Moins de 5% des participants étaient porteurs d'un masque"

La rave party a fait peser un risque sanitaire conséquent du fait de l'absence de respect des gestes barrière. "Il a été relevé que moins de 5% des participants étaient porteurs d'un masque de protection", a ainsi déclaré le procureur de la République ce lundi soir. Il a aussi noté:

"Étaient installés sur le site de véritables stands de vente de stupéfiants, notamment de cannabis, de cocaïne, d’héroïne et de LSD sous le chapiteau, et un lieu avait été spécialement aménagé pour leur consommation avec coussins et tapis. Ont été également installés au moins quatre stands boutiques, un stand sanitaire, des stands de vente à emporter d’alcool et de nourriture. Tous ces éléments attestent d’une organisation logistique et d’une coordination importante."

Des débordements ont par ailleurs été observés au cours de l'événement, une voiture de gendarmerie étant ainsi incendiée tandis que trois agents ont été blessés par des jets de projectiles.

La rave party, longue de 36 heures environ, a rassemblé jusqu'à 2500 personnes.

R.V. avec AFP avec AFP