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Police-Justice

Qui sont ces jeunes qui s'engagent dans la garde nationale ?

Le Caporal Thaïs est réserviste dans l'armée depuis 6 ans.

Le Caporal Thaïs est réserviste dans l'armée depuis 6 ans. - BFMTV

A la suite de la vague d'attentats en France, le président de la République a souhaité la création d'une garde nationale. Objectif: soulager les forces de l'ordre présentes sur le terrain et répondre aux besoins d'engagement des Français.

C'est un projet qui avait été esquissé par le président de la République à la suite des attentats du 13 novembre à Paris. La création d'une garde nationale française a été confirmée par François Hollande après l’attentat de Nice en juillet dernier qui a fait 86 morts. Une seule condition pour rejoindre cette armée de réservistes: avoir plus de 17 ans. 

Mise en place officiellement le 12 octobre dernier, le but de la garde nationale est double selon l'Elysée: “Répondre au besoin de protection du pays” en soulageant les militaires, les policiers et les gendarmes sur le terrain et satisfaire “le désir d’engagement des Français”.

Volonté de s'engager après les attentats 

Aujourd’hui, 63.000 réservistes se sont engagés en France. L’Elysée vise l'objectif de 85.000 en 2018. Julie fait partie de ces premiers engagés. La jeune fille de 20 ans est étudiante en BTS comptabilité. La jeune fille veut faire carrière dans la gendarmerie, les attentats ont été un déclic et l'ont poussé à s’engager:

“Les attentats du 13 novembre au Bataclan m’ont beaucoup poussé à aider la population”.

Après vérification de son dossier, visites médicales et test psychotechniques, Julie a suivi une formation militaire:

“Pendant certains jours, nous avons des cours théoriques et pratiques. Nous apprenons à nous défendre, à manier l’arme, le bâton et à prendre confiance en nous”.

Cela fait maintenant deux mois que Julie est réserviste, avec une mission: la prévention de cambriolages avec la gendarmerie.

Caporal et professeur de français 

Le caporal Thaïs lui, est réserviste pour l’armée depuis six années. Mais il l’avoue sans détour, la vague d’attentats dans le pays a renforcé son engagement:

“Nous sommes plus présents sur le terrain, nous sommes plus appelés. C’est qu’il s’est passé, c’est assez dur pour nous et nous sommes encore plus motivés pour accomplir notre travail avec professionnalisme”.

Quand il n’a pas l’arme au poing et le treillis, sur le dos, le caporal Thaïs enseigne le français dans des établissements privés. S’il s’est engagé, c’est pour répondre à un credo: “Protéger la population”, confie-t-il.

M.H avec Johanne Portal, Audrey Alos et Céleste Josephe