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Prof accusé d'islamophobie: son avocate dénonce des "accusations déshonorantes qui mettent sa vie en danger"

Début mars, des collages anonymes ont imputé à deux professeurs de Sciences Po Grenoble des propos islamophobes. L'un d'entre eux va porter plainte "contre tous ceux qui l'ont calomnié", ont affirmé ses avocates sur BFMTV.

"On le diabolise, on le stigmatise, on le traite d'islamophobe et on le tétanise." Depuis plusieurs jour, Vincent Tournier est au coeur d'une polémique à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Lui et un autre professeur ont été nommément visés par des affichettes sur les murs de l'école les accusant d'islamophobie.

"Il n'a pas compris la brutalité et l'étendue de l'agression intellectuelle dont il a fait l'objet (...) Le contenu de son enseignement est totalement détourné", le défend l'une de ses avocates, Me Aude Weill-Raynal, sur BFMTV ce vendredi.

A l'origine de ces tensions, l'appel lancé par l'Union Syndicale de Sciences Po Grenoble sur Facebook demandant aux étudiants de témoigner sur d'éventuels "propos problématiques" qui auraient été tenus lors du cours de Vincent Tournier de "Méthodes des sciences sociales". Ce dernier a alors exigé par mail que les étudiants appartenant au syndicat "quittent immédiatement (ses) cours et n'y remettent jamais les pieds".

Le professeur s'apprête à déposer plainte

Dans cette escalade, le syndicat a déposé plainte pour "discrimination syndicale", finalement classée sans suite depuis. "Vincent Tournier a un cours sur l'islam. Il y a tenu des propos qui ne sont peut-être pas dans la ligne de ce que certains attendaient pour le disqualifier", commente son avocate.

Et Me Caroline Valentin, son autre conseil, d'ajouter: "Cette accusation est déshonorante et met sa vie en danger, il a eu peur, il s'est senti outragé."

L'avocate affirme que son client - qui bénéficie désormais d'une protection mise en place par le ministère de l'Intérieur - va porter plainte "contre tous ceux qui l'ont calomnié".

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV