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5 ans de prison, dont 4 avec sursis, requis: Valérie Bacot fait un malaise durant son procès

Valérie Bacot est jugée pour avoir assassiné son mari violent et proxénète. A l'énoncé des réquisitions, elle s'est effondrée en larmes. L'avocat général demande en effet aux jurés de ne pas la renvoyer en prison.

Au cinquième jour du procès qui se déroule devant les assises de Chalon-sur-Saône, l'avocat général, Éric Jallet, a requis 5 années de prison, dont 4 avec sursis, à l'encontre de Valérie Bacot. A l'énoncé des réquisitions, la jeune femme a fait un malaise, s'effondrant au sol, en larmes, l'avocat général demandant aux jurés de ne pas la réincarcérer. Elle a en effet déjà effectué un an de détention provisoire.

"Valérie Bacot, à l'énoncé des réquisitions de l'avocat général, qu'elle n'a pas compris tout de suite, que j'ai dû lui expliquer. (...) Quand elle a compris ce que ça voulait dire, elle a eu un éblouissement, une crise d'angoisse et a un fait un malaise. Depuis elle est couchée, parterre", explique son avocate, Me Nathalie Thomasini.

Le secours du SAMU sont intervenus dans le tribunal de Chalon-sur-Saône et les journalistes ont dû évacuer les lieux. L'audience a par conséquence été suspendue.

Selon le porte-parole du comité de soutien à BFMTV, Valérie Bacot a repris connaissance quelques instants plus tard et "va bien". L'audience pourra reprendre à 13h.

Une "emprise totalitaire"

Valérie Bacot, 35 ans à l'époque des faits, encourait la perpétuité pour avoir assassiné d'une balle dans la nuque, le 13 mars 2016, Daniel Polette, alors âgé de 61 ans. L'homme était le compagnon de sa mère et a abusé d'elle à maintes reprises, avant d'être condamné en 1995 pour avoir l'avoir agressé sexuellement. Elle était alors âgée de 12-13 ans.

Après avoir purgé sa peine, il est revenu au domicile familial en septembre 1997. Valérie Bacot est tombée enceinte de lui et l'a suivi en s'installant en couple avec ce qui était alors son violeur. Il l'a ensuite prostitué pendant plusieurs années. Pour les experts, l'accusée était "soumise à l'emprise totalitaire de ce tyran domestique" et elle n'a eu d'autre "possibilité que de détruire le sujet aliénant." Le verdict est attendu dans la journée.

Amélie Rosique avec Esther Paolini