BFMTV

Pour la cinquième année, la Guadeloupe appelle la population à déposer les armes

7.500 munitions ont été remises aux autorités depuis 2013.

7.500 munitions ont été remises aux autorités depuis 2013. - AFP

Afin de lutter contre la délinquance mais aussi dans un objectif préventif, les autorités en Guadeloupe appellent la population a remettre les armes qu'ils ont chez eux. Depuis 2013, 600 armes et 7.500 munitions ont été remises aux policiers et gendarmes.

"Depuis 2 ans et demi, les vols avec violence ont diminué de moitié." En Guadeloupe, les autorités se félicitent de ce constat mais n'en poursuivent pas moins leur lutte contre la délinquance. Pour la cinquième année, la préfecture, en partenariat avec la procureure générale, lance l'opération Déposons les armes. L'objectif affiché est clair: débarrasser l'île des armes qui pourraient tomber dans de mauvaises mains.

Depuis quelques jours, des spots à la radio et à la télévision et des campagnes d'affichage rappellent aux habitants de Guadeloupe qu'ils sont appelés à venir dans les commissariats de police et dans les caserne de gendarmerie donner les armes qui ne seraient pas déclarer et pour lesquelles ils ne détiennent aucune autorisation. En échange de cette démarche volontaire, ils sont assurés de ne pas être poursuivis pour "détention d'arme".

"Le principe d'opportunité des poursuites du parquet trouve toute son expression" estime Samuel Finielz, le procureur de Basse-Terre. 

Forte délinquance

Pour les autorités, il s'agit à la fois d'une opération de prévention mais surtout de lutte contre la violence dans le département qui a été le théâtre de 18% des vols à main armée par armes à feu en 2017 commis en France. Très souvent, la population détient ces armes par le biais d'un héritage. Des armes qui peuvent être récupérés par les délinquants lors de cambriolages et utilisées pour commettre des violences voire des homicides, dans un département soumis à la violence.

Depuis 2013, année de la première opération de ce type, 600 armes et 7.500 munitions ont été récupérées sur l'île. Des armes qui sont ensuite expertisées pour connaître leur origine et déterminer si elles ont pu servir, notamment dans une affaire criminelle, avant d'être détruites.

Justine Chevalier