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Perquisitions chez LFI: 8 cadres du parti dont Jean-Luc Mélenchon entendus la semaine dernière

Jean-Luc Mélenchon a été entendu par les enquêteurs la semaine dernière.

Jean-Luc Mélenchon a été entendu par les enquêteurs la semaine dernière. - AFP

INFO BFMTV - Les enquêteurs ont entendu la semaine dernière 8 cadres de La France insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon, dans le cadre de l'enquête ouverte pour "violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Une enquête ouverte à la suite de la perquisition mouvementée qui s'était déroulée en octobre dernier.

Jean-Luc Mélenchon et sept autres cadres de La France insoumise se sont retrouvés dans le bureau des policiers la semaine dernière. Selon nos informations, tous ont été entendus les 5, 7 et 8 mars en audition libre par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne dans le cadre de l'enquête ouverte à la suite des perquisitions mouvementées au domicile du leader politique et au siège du parti.

Le 16 octobre dernier, les policiers étaient venus perquisitionnés au domicile de jean-Luc Mélenchon et au siège de La France insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires sur le financement de la campagne présidentielle et sur les emplois présumés fictifs des assistants parlementaires européens. Le leader de La France insoumise avait filmé en direct la perquisition à son domicile parisien. "Ce n’est pas de la justice", "je ne me laisserai pas faire", scandait-il.

Mélenchon nient les violences

Jean-Luc Mélenchon s'était ensuite rendu au siège de son parti avec un groupe de militants. La situation s'était alors tendue quand le député des Bouches-du-Rhône avait tenté de rentrer en force, dans un quasi corps-à-corps avec des policiers. "La République, c'est moi! C'est moi qui suis parlementaire. Poussez-vous de là et ouvrez-moi cette porte!", s'était-il alors exclamé.

Après ces incidents, le parquet de Paris a ouvert mercredi une procédure des chefs de "menace ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", selon une source judiciaire. Une enquête transmise au parquet de Bobigny par souci d'impartialité. Lors de leurs auditions, les huit cadres ont nié les faits, estimant qu'aucune violence n'a été commise.

J.C. avec Sarah-Lou Cohen