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Perquisitions au siège de LFI: la colère des syndicats de police

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Plusieurs syndicats de policiers demandent au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner de déposer plainte contre Jean-Luc Mélenchon, après plusieurs témoignages faisant état de violences commises lors d'une perquisition au siège de La France insoumise.

Les syndicats de police ne décolèrent pas. Au lendemain des incidents survenus mardi lors d'une perquisition musclée au siège de la France insoumise, les policiers et le magistrat du parquet présents sur place ont relaté des agressions verbales de la part de Jean-Luc Mélenchon et de ses proches.

Des faits qui ont poussé le parquet de Paris à ouvrir ce mercredi 17 octobre une enquête préliminaire des chefs de "menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". 

"Non, Monsieur Mélenchon, les policiers ne sont pas des cowboys"

Mais l'affaire pourrait bien aller plus loin. Selon une information de RTL, confirmée par l'AFP, le syndicat de police Alliance a l'intention non seulement de porter plainte contre le leader de la France insoumise mais également de demander au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, de faire de même. C'est également le cas du syndicat Alternative Police, qui demande au nouveau locataire de la place Beauvau de "condamner fermement le comportement de monsieur Mélenchon". 

De son côté, le syndicat SGP Police-FO fait part de sa "stupeur" et réclame des "excuses publiques" à Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué.

"Non, Monsieur Mélenchon, les policiers ne sont pas des policiers politisés mais obéissent à des lois et exécutent leurs missions avec abnégation et déontologie. Non, Monsieur Mélenchon, les policiers ne sont pas des cowboys et exécutent les ordres qui leurs sont donnés dans le respect des règles républicaines", assène le syndicat.

"La perquisition ne doit pas être l'occasion de querelles politiques"

Au micro de BFMTV, David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, a, lui, estimé qu'il fallait "dépassionner" le débat.

"La perquisition ne doit pas être l'occasion de querelles politiques (...) Le fait que des délits aient été commis pourra faire l'objet de procédures, d'ailleurs le parquet de Paris a ouvert une enquête", a-t-il jugé, précisant qu'il en appelait "à la sérénité et non pas au ministère de l'Intérieur". "Si des policiers ont été victimes d'outrages ou de violences, il leur appartiendra de leur dire à leur hiérarchie."

Claire Rodineau