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Mélenchon: "On peut tout perquisitionner, mais pas ma liberté de penser"

Le leader de la France insoumise assume avoir bruyamment protesté contre les perquisitions menées chez lui et ses collaborateurs mardi matin.

Au lendemain des perquisitions à son domicile et dans les locaux du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon assure: "on peut tout perquisitionner, mais pas ma liberté de penser l". Le leader de la France insoumise ne le cache pas: il "aimerai[t] que ça s'arrête - cette politique, cette violence, ce loupé". 

Mardi, "le ton est monté (...) C'était un moment de tension et de passion". Jean-Luc Mélenchon "n'a pas été molesté", reconnaît-il, mais une de ses assistantes a été "commotionnée". 

"Une perquisition n'est pas une humiliation"

"Personne n'est au-dessus des lois", poursuit le député européen. "Je ne proteste pas qu'on puisse me perquisitionner mais nous ne sommes pas dans une procédure judiciaire normale. Mon avocat ne peut pas venir chez moi. Il y a eu dix perquisitions, ils ont pris les ordinateurs. Tous mes rendez-vous depuis 4 ans sont dans ces machines et on me dit: 'puisque vous n'avez pas été gentil on prend vos ordinateurs' (...) On nous perquisitionne comme si on était une bande de voleurs."

"Nous sommes perquisitionnés, et pourquoi?", poursuit l'eurodéputé. "Parce qu'il y a un an et demi, une madame Montel [Sophie Montel, ex-Front national] désigne à la justice les assistants parlementaires européens de LFI pour 'faire un pied de nez'. Une perquisition n'est pas une humiliation, c'est fait pour faire éclater la vérité".

Après l'esclandre de mardi, Jean-Luc Mélenchon pense que "jeudi ou vendredi le procureur va m'inculper, peut-être qu'ils vont me mettre en prison." Il "ne regrette rien", mais nuance aussitôt les événements de la veille: "Je suis méditerranéen, je bouge beaucoup les bras, je me fâche (...) Ce n'est pas la peine d'en faire un fromage".

A. K.