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Paris: le périphérique bloqué après l'interpellation d'une femme en niqab

Le périphérique parisien a été bloqué entre porte d'Aubervilliers et porte de Pantin.

Le périphérique parisien a été bloqué entre porte d'Aubervilliers et porte de Pantin. - Miguel Medina - AFP

Le périphérique parisien a été coupé une bonne partie de la matinée mardi après l'interpellation d'une femme qui a refusé d'obtempérer lors d'un contrôle routier. Une équipe de déminage a été appelée en renfort alors que la conductrice est doublement fichée S.

Un banal contrôle routier a transformé le périphérique parisien en véritable pagaille mardi matin. La circulation a été coupée, pendant une partie de la matinée, entre les portes de Pantin et d'Aubervilliers, dans le XIXe arrondissement, après l'interpellation d'une femme conduisant en niqab et doublement fichée S, rapporte Le Parisien

L'affaire débute au sud de la capitale. La conductrice en question a refusé de se soumettre à une contrôle routier mis en place par les forces de l'ordre sur l'autoroute A6. Elle porte un niqab, un voile intégral. "La dissimulation du visage dans l'espace public est interdite", rappelle la circulaire de mise en oeuvre de la loi du 11 octobre 2010. Un véhicule personnel n'entre pas dans la définition de l'espace public mais la dissimulation du visage peut tomber sous le coup du code de la route.

Doublement fichée S

Face à ce refus d'obtempérer, les policiers notent l'immatriculation du véhicule et le transmettent à l'ensemble de leurs collègues. Vers 10h15, la jeune femme est repéré sur le périphérique extérieur, elle est bloquée puis interpellée à hauteur de la porte de la Villette, au nord de la capitale. Une heure plus tard, les autorités décident de couper la circulation dans les deux sens et de faire intervenir une équipe de déminage.

Après vérification, la conductrice, âgée de 29 ans, fait l'objet de deux fiches S, pour "sûreté de l'Etat", et attribuées aux individus menaçant potentiellement la sécurité nationale. Outre cette surveillance renforcée, la jeune femme, habitante de l'Yonne, est assignée à résidence depuis novembre, dans le cadre de l'état d'urgence. Aucun explosif n'a été découvert par les équipes du laboratoire central de la préfecture de police. La jeune femme a elle été placée en garde à vue.

J.C.