BFMTV

Nucléaire : la France se défend d'avoir commis un "crime contre l'humanité" en Polynésie

Le monument dédié aux victimes du nucléaire (illustration)

Le monument dédié aux victimes du nucléaire (illustration) - Gregory Boissy - AFP

La France s'est défendue, mardi 9 août, d'avoir commis un "crime contre l'humanité" contre la Polynésie française dans le cadre des essais nucléaires. Une réponse à l'Eglise protestante Maohi qui compte engager des poursuites.

La France nie avoir commis un quelconque "crime contre l"humanité" en Polynésie française. Mardi 9 août, le représentant de l'Etat français en Polynésie René Bidal a répondu à l'Eglise protestante, expliquant que porter plainte contre la France pour "crime contre l'humanité" "manquerait de fondement".

L'église protestante Maohi avait annoncé, lundi 8 août, son intention de poursuivre la France devant la Cour pénale internationale suite aux essais nucléaires français de Moruroa et Fangataufa. Le représentant français a insisté: 

"L'outrance est toujours mauvaise conseillère (...) les tirs d'essais nucléaires en Polynésie française ne correspondent évidemment pas à la définition de crimes contre l'humanité. (...) L'État est loin d'être indifférent aux conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires, lesquelles ont été récemment reconnues par le Chef de l'Etat dans des paroles fortes qui étaient attendues, en Polynésie, depuis de nombreuses années".

En février, François Hollande avait reconnu, lors de sa visite dans l'archipel du Pacifique sud, que les essais nucléaires menés en Polynésie française avaient eu "un impact" sur l'environnement et la santé.

la rédaction avec AFP