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Naufrage aux Sables-d'Olonne: qu'est-ce que le plan NOVI?

La préfecture a annoncé ce vendredi la mise en place du plan NOVI après la mort de trois sauveteurs en mer en Vendée. Un marin pêcheur est toujours porté disparu.

Trois sauveteurs en mer sont morts ce vendredi au large des Sables-d'Olonne, en Vendée. Leur embarcation a chaviré près des côtes lors d'une opération de secours à un chalutier en détresse, alors que le département se trouve en vigilance orange à cause de la tempête Miguel.

De nombreux moyens ont été mobilisés pour venir au secours des quatre autres occupants du bateau de la SNSM, d'un marin porté disparu, ainsi que pour retrouver le chalutier à l'origine de l'appel de détresse.

Face à cette situation dramatique, la préfecture de Vendée a annoncé le déclenchement du plan NOVI, pour "NOmbreuses VIctimes", et la pré-activation du plan blanc. Quels sont ces deux dispositifs?

Le plan NOVI

Le plan NOVI est d'ordinaire déployé lorsqu'un nombre important de victimes se trouve dans un même lieu, afin de rapidement pouvoir organiser les premiers soins. Fort incendie, effondrement d'immeuble, catastrophe naturelle… Les cas dans lesquels ce dispositif est activé peuvent être très variés, détaille le site du gouvernement.

En temps normal, le plan s'organise en trois "espaces" sur le lieu du drame: un endroit où sont rassemblées les victimes, un lieu avec un poste médical avancé pour traiter les blessés en urgence relative ou absolue, puis une zone d'évacuation vers les centres hospitaliers. Les hôpitaux sont mis en alerte et une cellule de crise en préfecture est activée, rappelait en décembre 2016 le ministère de l'Intérieur.

  • Une cellule d'urgence médico-psychologique a été mise en place afin de pouvoir prendre en charge toutes les personnes impliquées dans le naufrage de ce vendredi aux Sables-d'Olonne, conformément aux dispositions du plan NOVI. 

Le plan blanc

Le plan blanc, pré-activé dans le cadre du chavirage de la SNSM ce vendredi, est le pendant hospitalier du dispositif NOVI. Il permet d'une part de "recenser les moyens des établissements de santé susceptibles d'être mobilisés", explique le ministère de la Santé.

Le dispositif permet d'autre part aux hôpitaux de mobiliser "immédiatement les moyens de toute nature" afin de pouvoir faire face à un grand afflux de victimes dans une situation exceptionnelle (épidémie, attentat, etc.) Là encore, une cellule de crise est mise en place dans les établissements hospitaliers concernés.

Liv Audigane