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Moselle: 400 kilos de miel volés dans des ruches

PHOTO D'ILLUSTRATION

PHOTO D'ILLUSTRATION - MICHEL GANGNE / AFP

Les voleurs se sont emparé des casiers à miel, contenant les alvéoles dans lesquelles se trouve le précieux nectar.

Un vol pour le moins inhabituel, probablement réalisé par des professionnels du secteur. Un apiculteur lorrain a constaté le vol de près de 400 kilos de miel cet été dans ses ruches proches de Dabo, en Moselle ,rapporte France Bleu. À 19 euros le kilos, le butin représente un montant de plusieurs milliers d'euros. Les voleurs s'en sont pris exclusivement aux casiers placés au-dessus des ruches, laissant ces dernières et les abeilles sur place.

Daniel Limon, dont la famille possède quelque 600 ruches dans la région, explique n'avoir jamais subi un tel préjudice, bien que les vols soient fréquents. Il a ressenti cet acte malveillant comme s'il s'agissait du cambriolage de son propre domicile. Cité par le média, il relate également la perte de nombreuses abeilles, mortes écrasées. "Ils ne font pas dans la dentelle, ils arrachent les casiers de miel, ils font de la bouillie d'abeilles en même temps", déplore-t-il.

Les voleurs savaient ce qu'il faisaient

D'après lui, les voleurs seraient des apiculteurs, si ce n'est des professionnels au moins des amateurs, car "il faut être équipé pour approcher des ruches et il faut du matériel également pour récolter le miel sur les plaques d'alvéoles". 

Plusieurs méthodes de dissuasion existent pour décourager les voleurs, comme les pièges photographiques: des appareils placés autour des ruches se déclenchent au moindre mouvement. Toutefois, Daniel Limon en critique la fiabilité, estimant qu'"encore faut-il pouvoir lire une plaque d'immatriculation". Des balises GPS peuvent également être placées sur les ruches, "mais ce sont des investissements lourds" précise l'apiculteur.

Marqué par ce vol, Daniel Limon n'est toutefois pas découragé. Il évoque sa "fille qui a repris le flambeau en janvier" et le fait que "la récolte de cette année est bonne, ce qui fait du bien après deux mauvaises années".

Louis Dubouis