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Comment les apiculteurs parisiens produisent leur miel

De nombreux toits de la capitale, y compris ceux de grands monuments comme le Louvre ou l'Assemblée nationale, accueillent des ruches. Peu sensibles à la pollution de l'air, les abeilles y produisent un miel de grande qualité.

On ne les voit presque pas. Et pourtant, elles sont partout. Les abeilles ont pris possession des toits parisiens depuis plusieurs années et trônent sur des édifices de choix comme l'Arc de Triomphe, le Louvre, l'opéra Garnier... 300 ruches au total sont installées à Paris, ce qui permet de favoriser la pollinisation des plantes de la ville, et également de produire un miel de qualité.

Sur les toits de Notre Dame par exemple, Nicolas Géant a installé 3 ruches au printemps 2013 au dessus de la sacristie et s'en occupe au quotidien. Ce qui lui permet de produire près de 800 pots de 125 g par an.

Meilleur que le miel des campagnes ?

On pourrait penser le contraire, pourtant les abeilles de ville auraient peu de choses à envier aux abeilles de campagne. Malgré la pollution de l'air, les abeilles produisent un miel de très grande qualité car elles ne sont quasiment pas impactées par les insecticides, contrairement aux abeilles butinant dans certains champs traités avec des produits extrêmement nocifs pour elles.

Pour ceux qui s'inquiètent de possibles piqûres, pas de risques pour les Parisiens. Ces abeilles urbaines sont de type "duckfast" et sont connues pour leur extrême douceur comportementale.

Les grands restaurants s'y mettent

A la mythique Tour d'argent, un restaurant gastronomique du Ve arrondissement, le chef Philippe Labbé et ses équipes utilisent régulièrement un miel qui vient directement des ruches situées sur leur toit. "On l'utilise pour notre canard, pour des desserts à la rose et au sucre soufflé, pour un crumble de céréales...", nous passe en revue le chef multi-étoilé. 

Au total, sept tonnes de miel sont produites chaque année à Paris, mais les rares pots mis en vente libre s'arrachent à prix d'or: 18 euros par exemple à la boutique de la Tour d'argent, ou 15 euros pour celui de l'Opéra Garnier.

Ariane Limozin avec J.A.