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Mort de Vincent Lambert: l'autopsie ne révèle par d'anomalie, la justice clôt le dossier

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Six mois après la mort de Vincent Lambert, après l'arrêt de ses traitements et des années de tempête médiatique, la justice a clos le dossier ce vendredi. L'autopsie n'a révélé aucune anomalie dans sa mort.

La médecine légale a parlé. L’autopsie du corps de Vincent Lambert ne révèle aucune anomalie dans les causes de sa mort, survenue le 11 juillet 2019. Celle-ci résulte "directement et exclusivement de l’arrêt des traitements et des soins" prévu dans le cadre de la loi Clayes-Leonetti, a annoncé ce vendredi soir le parquet de Reims.

"Compte tenu du contexte très particulier de ce dossier", la justice avait ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, sans pour autant nourrir des suspicions autour d’une éventuelle infraction, précise Matthieu Bourrette, le procureur de Reims, dans un communiqué.

"Aucune intervention irrégulière"

Dans ce cadre, plusieurs expertises médicales ont été réalisées au cours des derniers mois, ainsi que des auditions conduites par la police judiciaire de Reims.

Ces investigations permettent désormais d’affirmer qu’il n’y a eu "aucune intervention irrégulière d’un tiers, aucune lésion corporelle susceptible de laisser penser à une intervention malveillante - le corps était en bon état général, non dénutri -, et aucune surdose médicamenteuse" liée à la mort de Vincent Lambert, en situation de sédation profonde et continue jusqu’à son décès.

Respect de la législation

Ces conclusions permettent de clore un dossier qui aura agité le monde de la justice et de la santé pendant plus de dix ans. Hospitalisé depuis 2008, Vincent Lambert est mort après une longue et éprouvante bataille judiciaire entre les membres de sa famille, en désaccord sur le traitement à apporter à ce quadragénaire en "état végétatif chronique et irréversible" depuis son accident de la route.

A la suite du décès de cet infirmier de 42 ans, ses parents - opposés à l'arrêt des traitements - ont d’ailleurs poursuivi en justice le docteur Vincent Sanchez pour "non-assistance à personne en danger". Mais mardi, le tribunal correctionnel a relaxé ce médecin, sur les réquisitions du procureur Bourette, estimant qu’il avait "parfaitement respecté ses obligations légales".

Mélanie Vecchio avec Ambre Lepoivre