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Mort après une interpellation à Paris: la veuve de Cédric Chouviat dénonce "un acharnement" policier

Cédric Chouviat, le livreur à scooter mort dimanche dernier après un contrôle routier à Paris, a été victime d'une asphyxie "avec fracture du larynx", à l'origine d'un malaise cardiaque lors de son arrestation, selon les premiers éléments de l'autopsie.

Doria Chouviat, la veuve du livreur de 42 ans mort dimanche à Paris après une interpellation et un contrôle routier, dénonce ce mardi sur notre antenne un "acharnement" de la part des forces de l'ordre. 

L'homme est mort d'un arrêt cardiaque deux jours après une interpellation musclée au cours de laquelle, selon des témoins de la scène, les policiers auraient réalisé "une clé d'étranglement", consistant à serrer le cou de son adversaire à l'aide de son bras.

"Ils ont dû porter atteinte à sa dignité, le malmener"

Selon les premiers résultats de l'autopsie communiqués ce mardi par le parquet de Paris, Cédric Chouviat a été victime d"une asphyxie avec "fracture du larynx". Ce mardi, sa famille a porté plainte pour "violences volontaires ayant entraîné la mort". 

"Franchement, quel acharnement", a déploré Doria Chouviat ce mardi. "C'est plus qu'un acharnement et quand vous regardez le contexte en plus ... À la base, ce n'est pas un criminel qu'ils ont entre les mains, c'est un gars qui est en train de travailler. Ils le savent, il a des plis sur lui", s'indigne la veuve du quadragénaire. "Je connais mon mari, s'il est revenu les voir, ce n'est pas pour rien", poursuit-elle. "C'est parce qu'ils ont dû porter atteinte à sa dignité, ou parce qu'ils ont dû le pousser ou ils ont dû le malmener. C'est pour ça qu'il est revenu."

Ce mardi soir, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a reconnu que les premières indications livrées par l'autopsie soulevaient "des questions légitimes, auxquelles des réponses devront être apportées en toute transparence".

Jeanne Bulant