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Mobilisation contre la réforme des retraites: 4500 manifestants à Paris, entre gilets jaunes et syndicalistes

Pour le 24e jour de crise générée par le projet de réforme des retraites, quelque 4500 manifestants, dont 800 gilets jaunes, ont défilé dans les rues de la capitale.

Quelques milliers de manifestants ont battu le pavé en ce 24e jour de grève, répondant à l’appel de plusieurs syndicats, dont la CGT-Cheminots. Dans le cortège parisien gonflé de 4500 contestataires, la préfecture de police a compté quelque 800 gilets jaunes, a appris BFMTV. Dans l’après-midi, les manifestants qui reliaient la gare du Nord à Châtelet ont été ralentis par des incidents opposant manifestants - parfois encagoulés - et forces de l'ordre.

Selon des sources concordantes, des gilets jaunes ont essayé à plusieurs reprises de lancer un cortège sauvage, en dehors de l’itinéraire convenu et validé par la préfecture de police. Des initiatives qui ont créé quelques tensions et ralentissements mais le cortège est rapidement reparti, sans heurt. Au total, six personnes ont été interpellées, toujours selon les chiffres de la préfecture.

Des actions dans de nombreuses villes de province

Des actions ont par ailleurs eu lieu dans de nombreuses villes en région, y compris dans de modestes localités comme Romilly-sur-Seine dans l’Aube et Tergnier dans l’Aisne, où Solidaires a compté entre 400 et 600 manifestants. A Aulnoye-Aymeries, dans le Nord, environ 500 personnes ont défilé, selon SUD-Rail. A Toulouse, 200 manifestants se sont également rassemblés, selon l'AFP, qui en a dénombré 500 à Saint-Etienne et 150 à Rennes. A Bayonne, ils étaient 1100 selon la police, 2200 d'après les syndicats.

"Pour un week-end en période de fêtes, c'est pas si mal que ça", a réagi Marc Lambert, délégué du syndicat Sud-Rail, qui "attend que tout le monde s'y mette, et pas seulement les cheminots, pour obtenir le retrait de la réforme". Après des jours de silence, la prise de parole du président de la République le 31 décembre, pour ses voeux aux Français, est désormais très attendue.

Raphaël Maillochon avec Ambre Lepoivre et AFP