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Michel Zecler dénonce la "bienveillance de l'État" après la libération de deux policiers

Michel Zecler a été violemment interpellé par des policiers le 21 novembre dernier.

Michel Zecler a été violemment interpellé par des policiers le 21 novembre dernier. - BFMTV

Le producteur de musique tabassé déplore auprès de BFMTV la libération de deux policiers accusés de l'avoir roué de coups. "On cajole mes agresseurs", s'indigne-t-il.

Au lendemain de la libération des deux policiers accusés d'avoir roué de coups Michel Zecler, le producteur réagit auprès de BFMTV. Il affirme ne pas "comprendre ce qui occasionne une telle bienveillance de l’État".

"On cajole mes agresseurs"

"Il y a malheureusement peu de doutes sur le lieu où j’aurais passé ces fêtes de fin d’année, en l’absence d’un enregistrement vidéo pour me disculper", affirme Michel Zecler. "J’ai donc forcément du mal à comprendre ce qui occasionne une telle bienveillance de l’Etat vis-à-vis de ces trois individus."

"À l’image de l’aide fonctionnelle qui leur a été accordée, ajoute-t-il. Cette nouvelle décision exécutée avec un empressement curieux donne le sentiment que, derrière les discours convenus, on cajole mes agresseurs sans beaucoup d’états d’âme."

Mardi, les juges d'instruction ont ordonné la mise en liberté des deux policiers placés en détention depuis le 30 novembre, accusé d'avoir roué de coups à Paris Michel Zecler. "Sans cette vidéo, je ne sais pas si lui aurait été remis en liberté avant même une confrontation", poursuit auprès de BFMTV Caroline Toby, avocate du producteur. "J'ai toujours considéré que la détention provisoire devait être l'exception, ajoute-t-elle:

"Mais nous nous étonnons que ces remises en liberté interviennent avant même qu'une confrontation ait eu lieu entre la victime et les policiers, alors que ces derniers continuent de contester certains faits malgré les évidences."

Contrôle judiciaire

Ils seront soumis à un contrôle judiciaire qui prévoit une interdiction d'entrer en relation avec la victime et les autres mis en examen, de détenir une arme et d'exercer la profession de fonctionnaires de police. Les policiers n'ont par ailleurs pas le droit de paraître dans le XVIIe arrondissement de Paris, où se situe le studio de musique du producteur, et devront en outre s'acquitter d'une caution de 5000 euros.

Le 21 novembre, en fin de journée, Michel Zecler avait été roué de coups par des policiers dans l'entrée de son studio de musique, puis dans la rue. Les faits ont été révélés par des images de vidéosurveillance du studio de musique, dévoilées par le média en ligne Loopsider, qui contredisaient le procès-verbal initial de l'interpellation rédigé par les policiers.

Dans cette affaire, quatre policiers ont été mis en examen le 30 novembre: trois d'entre eux l'ont été pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique (PDAP)", avec plusieurs circonstances aggravantes dont celle de racisme, et pour "faux en écriture publique" par PDAP, un crime passible des assises.

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