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Menaces d'attaques anti-musulmans: dix membres de l'ultradroite présentés à un juge antiterroriste

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Une trentaine d'armes ont été saisies lors de perquisitions de la DGSI au sein du groupe d'ultradroite Action des forces opérationnelles (AFO).

Les dix personnes arrêtées ce week-end dans un coup de filet contre un groupe d'ultradroite dont les autorités redoutaient "un passage à l'acte violent" contre des musulmans vont être présentées ce mercredi à un juge antiterroriste en vue de leur mise en examen, a annoncé le parquet de Paris dans un communqiué.

Ces suspects - neuf hommes et une femme - interpellés dans toute la France sont soupçonnés d'appartenir au groupuscule "Action des forces opérationnelles" (AFO) qui affiche l'objectif de "lutter contre le péril islamique". Le placement en détention provisoire a été requis par le parquet pour neuf d'entre eux. 

36 armes saisies

Quatorze armes de poing de calibres divers, 22 armes d'épaule, plusieurs milliers de cartouches, des grenades à plâtre, une grenade artisanale et "des éléments entrants dans la fabrication d'explosifs de type TATP": c'est l'ampleur de l'arsenal découvert lors de perquisitions menées par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

"Sur les 36 armes saisies, 31 (étaient) détenues sans autorisation", a précisé le parquet dans le communiqué. 

De la pâte blanchâtre, un chiffon imbibé de cristaux, des paquets de pétard à mèche, du matériel informatique, des téléphones portables et un livret intitulé "le napalm maison" ont également été saisis. 

"Ce groupe essayait de recruter de nouveaux membres"

"Il est apparu que ce groupe essayait de recruter de nouveaux membres et d’étendre son maillage territorial en se structurant au niveau régional", précise le communiqué, notamment en proposant des "formations" au combat, secourisme, airsoft, ainsi que des "stages de survivalisme". 

En outre, le groupe se réunissait et avait des échanges "au cours desquels les participants s’attachaient à définir des objectifs et des actions à mettre en oeuvre pour les atteindre". Leur objectif, rappelle le parquet, était de "lutter" contre ce qu'ils voyaient comme un "péril islamique". Au point de "tester des explosifs et des grenades de confection artisanale", souligne le communiqué. 

Une information judiciaire a été ouverte le 14 juin dernier pour "association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes". Le juge a également été saisi pour "fabrication non autorisée d'engin explosif ou incendiaire", "détention de substance ou produit incendiaire ou explosif" permettant de fabriquer ces mêmes engins et "acquisition, détention et transport d’armes, de munitions ou d’éléments d’arme de catégories A et B", le tout "en relation avec une entreprise terroriste". 

M. F. et L.A., avec AFP