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Loire: un Turc condamné à 25 ans de prison pour l'assassinat de sa femme

Palais de justice (PHOTO D'ILLUSTRATION).

Palais de justice (PHOTO D'ILLUSTRATION). - Thomas SAMSON / AFP

L'homme a été reconnu coupable d'avoir porté 27 coups de couteau, dont "sept coups jugés mortels" sur sa femme, dont il vivait séparé. Son autorité parentale lui a également été retirée.

Un Turc de 39 ans, qui s'était acharné à coups de couteau en pleine rue sur son épouse avec qui il était en instance de divorce en 2017, a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle par les assises de la Loire, dans la nuit de vendredi à samedi.

Retrait de l'autorité parentale

Au terme de trois jours de procès, le jury a suivi les réquisitions de l'avocat général Marco Scuccimara en prononçant également le "retrait de l'autorité parentale" à ce père de quatre enfants, âgés de 6 à 13 ans. Outre l'assassinat de sa femme Hulya, 34 ans, dont il vivait séparé, Eyup Kantar a également été déclaré coupable de "tentative d'assassinat" du nouveau compagnon de son ex-épouse. Il lui avait porté une quinzaine de coups de couteau, après avoir forcé l'entrée à leur domicile commun, à La Grand-Croix (Loire), dans la nuit du 12 au 13 août 2017.
Après avoir très grièvement blessé cet homme de nationalité sénégalaise, le meurtrier s'était ensuite lancé à la poursuite de son épouse qui avait couru hors du logement. En pleine rue, à la vue de témoins, il l'avait saisie par les cheveux et lui avait porté 27 coups de couteau, dont "sept coups jugés mortels" par le médecin légiste.

"Crime possessionnel prémédité"

L'accusation a démonté les explications de ce musulman pratiquant qui a évoqué pour sa défense un "crime d'amour" et un "coup de folie". Installé en France depuis une quinzaine d'années, ce façadier de métier ne s'exprime qu'en turc.
Le ministère public a plutôt qualifié les faits de "crime possessionnel prémédité" de la part de cet homme qui violait sa femme et qui avait prévenu qu'il ne la laisserait pas le quitter, selon les membres de la famille de la victime appelés à la barre. Me Annick Sadurni, représentante de l'association Enfance et partage, partie civile pour les quatre enfants du couple, a expliqué que ces derniers "ne veulent plus parler à leur père, ni le voir".

Par E.P avec AFP