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Loire: un homme abattu par des policiers qu'il menaçait avec un couteau

Police (illustration)

Police (illustration) - AFP

L'homme, suivi en psychiatrie, a menacé d'un couteau les policiers qui intervenaient à son domicile dans la nuit de lundi à mardi. Une enquête a été confiée à l'IGPN. Lors d'une conférence de presse, le parquet a détaillé le déroulement des faits.

Un homme de 35 ans suivi en psychiatrie a été tué à son domicile de La Talaudière dans la Loire, dans la nuit de lundi à mardi, par des policiers appelés sur place qu'il menaçait avec un couteau, a appris l'AFP auprès de sources concordantes.

L'homme, originaire d'Afrique de l'Ouest, était très agité lorsque son épouse et son beau-fils l'ont enfermé dans l'appartement familial et ont appelé les services de police vers 20 heures. La veille, il avait quitté de son propre chef l'hôpital psychiatrique où il séjournait et où il devait retourner ce mardi, d'après des déclarations de membres de sa famille. À l'arrivée des forces de l'ordre, l'homme s'est dirigé vers elles en brandissant un couteau de cuisine à la main.

L'usage par les forces de l'ordre, à deux reprises, d'un pistolet à impulsion électrique n'a pas permis de le stopper. Un fonctionnaire a alors tiré un coup de feu dans la direction du forcené, indique-t-on de source policière.

L'enquête confiée à l'IGPN

L'homme est mort quelques minutes plus tard. Il n'était pas connu pour des faits de violence, aucune main courante ou plainte n'avait été déposée contre lui, selon une source policière.

Une enquête a été confiée par le parquet stéphanois à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)."Les deux policiers de la Bac, qui sont intervenus au domicile de cet homme à la demande de son épouse, sont actuellement entendus dans nos locaux", a d'ailleurs indiqué le commissaire divisionnaire Jean-François Ligout, responsable de la délégation Auvergne Rhône-Alpes de l'IGPN.

L'IGPN a déjà été saisie ce week-end dans une autre affaire concernant l'interpellation à Saint-Etienne d'un homme soupçonné de vol atteint de cinq balles tirées par la police alors qu'il actionnait un pistolet factice en direction des forces de l'ordre.

Le parquet dresse le récit des faits

L'enquête relative au coup de feu mortel tiré à La Talaudière "devrait être facilitée par le fait que l'intervention des policiers dans l'appartement a été filmée par le beau-fils de la victime", a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête.

Le parquet de Saint-Etienne a communiqué au cours d'une conférence de presse tenue dans la journée. Il a d'abord été question du profil psychologique de l'assaillant. "Il était frappé d'une décompensation psychique depuis 2020. Il avait alors été placé sous un traitement qui l'avait stabilisé", a ainsi précisé le procureur adjoint de la République à Saint-Etienne, André Merle.

Le magistrat a poursuivi en revenant sur les circonstances précises du drame: "L'usage par les forces de l'ordre d'un pistolet à impulsion électrique n'a pas permis de le stopper. L'arc électrique ne s'est pas formé car une des deux électrodes a été stoppée par une chaise". "Comme l'individu continuait à avancer sur un policier, en le menaçant avec un couteau de boucher de 30 centimètres de long, ce dernier a d'abord paré les coups, puis a fini par tirer un coup de feu dans sa direction", a ajouté le représentant du parquet.

S.BM avec AFP