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La sortie de l'hôpital de Nordahl Lelandais reportée

Le détenu, mis en examen pour le meurtre de la petite Maëlys et pour l'assassinat d'Arthur Noyer, a été hospitalisé vendredi dernier.

Nordahl Lelandais est toujours hospitalisé. L'ancien militaire de 34 ans a été admis "par précaution" vendredi soir dans le centre hospitalier du Vinatier, à Bron, dans le Rhône. Alors qu'il a un temps été décidé ce lundi de le replacer en cellule, les médecins ont finalement choisi de le maintenir en Unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA). Il se trouve dans l'unité hospitalière spécialement aménagée pour les détenus en souffrance psychologique.

Les circonstances de la mort de l'enfant inconnues

Nordahl Lelandais a avoué mercredi dernier avoir tué la petite Maëlys, disparue depuis fin août lors d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Après la découverte le même jour des premiers ossements de Maëlys, les enquêteurs ont retrouvé jeudi la "quasi-totalité" des restes de la fillette.

Mais les circonstances de la mort de l'enfant restent inconnues. Si Nordahl Lelandais a reconnu l'avoir tuée "involontairement", il n'a pas donné davantage de précisions. 

Demander un transfert pour raisons psychiatriques

Depuis 2002, les détenus ont la possibilité de demander un transfert pour des raisons psychiatriques, avec avis du personnel médical. "Il n'y a plus de nécessité comme autrefois que le détenu soit dangereux et nécessite une hospitalisation d'office", explique Pierre Lamothe, ancien chef du service médico-psychiatrique régional des prisons de Lyon.

"Evidemment ce sont les médecins qui en sont juges, on peut toujours demander et se voir opposer une fin de non recevoir."

Incarcéré depuis sa mise en examen pour "enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans" le 3 septembre dernier à la maison d'arrêt de Varces-Allières-et-Risset, Nordahl Lelandais avait été transféré à la prison de Saint-Quentin-Fallavier après avoir reçu des menaces de mort de la part des autres détenus. À son arrivée au sein de l'établissement pénitentiaire isèrois, l'homme de 34 ans avait été isolé des autres prisonniers. Sa surveillance faisait également l'objet d'une grande attention avec des rondes toutes les trente minutes.

L.A., avec Cécile Ollivier