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La mairie de Paris juge "la situation un peu confuse" à la veille de la manifestation des gilets jaunes

A la veille de la manifestation des gilets jaunes dans la capitale, la mairie de Paris reproche au ministère de l'Intérieur de ne pas être plus associée au dispositif de sécurité des Champs-Elysées et juge la situation "un peu confuse".

Plus de 4.000 policiers doivent être mobilisés ce samedi à Paris pour encadrer les manifestations de gilets jaunes. Sur les Champs-Elysées, des barrages filtrants avec contrôles d'identité seront mis en place. Mais 24 heures du début de la manifestation, la Ville de Paris se montre critique sur l'organisation du dispositif de sécurité.

"A ce stade, on est forcé de dire que de notre côté, nous trouvons la situation un peu confuse puisqu'à ce stade, nous ne connaissons pas de façon claire le dispositif qui a été arbitré par le ministère de l'Intérieur. Le délai sera immanquablement très court pour le mettre en oeuvre", a déploré Emmanuel Grégoire, premier-adjoint de la Ville de Paris lors d'une conférence de presse. 

Des informations tardives

Si la ville assure être "en liaison permanente" avec la préfecture de police, la municipalité cible le ministère de l'Intérieur. "C'est évidemment au ministère de décider du dispositif de sécurisation de l'Ordre public (...) néanmoins on a les infos de façon tardive", a de son côté estimé sur BFMTV Colombe Brossel, maire-adjointe en charge de la sécurité. 

"Nous n'avons à l'heure où je vous parle toujours par les détails opérationnels de la sécurisation des Champs-Elysées au-delà de ce qu'en a dit le ministère de l'Intérieur. Pour bien sécuriser, il faut aussi parfois mieux anticiper", juge-t-elle encore.

La Ville, sur ordre de réquisition de la préfecture de police est en train de débarrasser les Champs-Elysées de tout le mobilier urbain qui pourrait être utilisé comme projectile ou servir pour former des barricades. Ces instructions n'avaient pas été données à la Ville la semaine dernière. 

Le ministère de l'Intérieur doit préciser dans l'après-midi son dispositif de sécurité pour cette journée sous haute tension. 

Carole Blanchard