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La France "sans nouvelles de 200 à 300" enfants français actuellement en Syrie et en Irak

Des enfants entourés des Forces armées kurdes à Baghouz, en Syrie, le 5 mars 2019.

Des enfants entourés des Forces armées kurdes à Baghouz, en Syrie, le 5 mars 2019. - BULENT KILIC / AFP

Dans une émission diffusée ce jeudi sur France 2, Laurent Nuñez annonce que Paris "n'a pas de nouvelles" de 200 à 300 mineurs encore sur zone de guerre.

Tandis que six enfants français ont récemment été rapatriés de la zone irako-syrienne, Laurent Nuñez annonce dans l'émission "Complément d'enquête" diffusée ce jeudi soir sur France 2 que la France est sans nouvelles de 200 à 300 enfants au total.

Durant ce programme consacré à la problématique des "Revenants", c'est-à-dire les enfants et les adultes qui sont ou vont rentrer de Syrie et d'Irak, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur est interrogé sur le sort des enfants. "Sur l'ensemble, en Syrie et en Irak, il y a près de 500 enfants qui évoluent sur zone", débute-t-il, avant de poursuivre:

"On ne sait pas forcément où ils sont tous. Ces 500 enfants sont issus de parents français: 350 qui sont partis avec leurs parents et 150 dont on pense, c'est une estimation, qu'ils sont nés sur zone. Sur ces 500 enfants, une petite centaine est revenue depuis 2015, un certain nombre [de mineurs] sont détenus. Quant aux autres, les concernant, nous n'avons pas forcément de nouvelles. On peut penser qu'un certain nombre d'entre eux sont décédés dans le cadre du conflit."

La politique du cas par cas

Afin d'avoir un nombre plus précis, le présentateur relance son invité: "200 à 300 enfants dont on ne sait pas très bien où ils sont?" Une interrogation à laquelle Laurent Nuñez répond:

"Oui, exactement. Un certain nombre d'entre eux seront probablement appréhendés avec leurs parents dans le cadre de la fin des actions de la coalition."

Toujours concernant le rapatriement de ces derniers, le secrétaire d'Etat a de nouveau insisté sur la politique du "cas par cas", prônée par Emmanuel Macron depuis plus d'un an.

Esther Paolini