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La fille de Jacqueline Sauvage "écœurée" par le rejet de la demande de libération

Sylvie Marot, l'une des filles de Jacqueline Sauvage, sur le plateau de BFMTV, vendredi 12 août 2016

Sylvie Marot, l'une des filles de Jacqueline Sauvage, sur le plateau de BFMTV, vendredi 12 août 2016 - BFMTV

Le tribunal d'application des peines a refusé la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage ce vendredi 12 août. Invitée sur BFMTV ce vendredi, Sylvie Marot, l'une des filles de Jacqueline Sauvage, a réagi à cette décision de justice.

"Je suis écœuré par ce jugement. Ma mère est très surprise de ce rejet. Elle pensait qu'elle pourrait sortir avec nous. Elle a appris la nouvelle à la télévision, elle ne sait pas quoi penser", a expliqué Sylvie Marot ce vendredi sur BFMTV.

Malgré une grâce présidentielle accordée en janvier dernier, Jacqueline Sauvage va donc rester incarcérée dans le centre pénitentiaire de Réau en Seine-et-Marne. Battue par son mari violent, elle l’avait assassiné de trois coups de fusil dans le dos en septembre 2012, avant d'être condamnée à dix ans de prison. Pour sa fille, cette décision est l'occasion d'exprimer un ras-le-bol.

"La justice, je ne sais plus ce que ça veut dire"

"Pour nous c'est usant, ça fait quatre ans que ça dure. On n'en peut plus de toutes ces procédures. On essaye de s'exprimer mais personne ne veut nous écouter. On ne nous croit pas, on nous traite de menteuses, on ne sait plus quoi faire. La justice, je ne sais plus ce que ça veut dire", s'est indigné Sylvie Marot.

Après avoir longuement hésité, François Hollande avait accordé une grâce présidentielle partielle à Jacqueline Sauvage en janvier dernier. Un véritable espoir pour sa famille mais suite au refus ce vendredi du juge d’application des peines de libérer la femme de 68 ans, la déception est encore plus grande pour ses proches.

Sa fille va même plus loin, elle dénonce une "injustice" mais assure que le combat n'est pas fini. "Je me battrai jusqu'au bout", a-t-elle affirmé. La famille pourra aussi compter sur le comité de soutien pour qui Jacqueline Sauvage est le "symbole des femmes battues".

H. B. S.