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La demande de remise en liberté de Cédric Jubillar rejetée

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse a rejeté la demande de remise en liberté de Cédric Jubillar, mis en examen pour le meurtre de son épouse, disparue depuis la mi-décembre.

Cédric Jubillar reste en détention provisoire. L'homme qui conteste fermement son implication dans le meurtre de sa compagne, Delphine, est incarcéré depuis le 18 juin. Ses avocats ont déposé une demande de remise en liberté, estimant que la mise en examen de Cédric Jubillar est "juridiquement incohérente" en raison de l'absence de "preuves réelles" pesant contre lui. Cette requête, examinée mardi matin par la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Toulouse, a été rejetée ce jeudi.

Les magistrats ont estimé qu'il existait des "indices graves et concordants" concernant l'implication de Cédric Jubillar dans la disparition de son épouse, avec qui il était en instance de divorce.

"La Cour énonce comme une vérité la thèse selon laquelle il est impossible que Delphine Jubillar ait disparu dans d'autres conditions, c'est-à-dire dans le cadre d'une mauvaise rencontre. Nous avons exposé des pistes qui peuvent laisser penser qu'elle a rencontré un rodeur, ces pistes n'ont pas été fouillées", reproche l'un des avocats de Cédric Jubillar, Me Alexandre Martin, à la sortie de l'audience.

Et son confrère, Me Jean-Baptiste Alary, d'ajouter: "On a un meurtre sans corps et on part du postulat que Delphine Jubillar est morte, c'est déjà une difficulté. Et quand bien même on admettrait cette hypothèse, il n'y a rien qui permette de rattacher cela à la participation de son époux."

Des pistes "écartées d'un revers de manche"

Lors de l'audience, les avocats de la défense ont tenté de faire entendre aux juges que d'autres pistes devaient être étudiées pour trouver le meurtrier de l'infirmère de 33 ans, dont le corps n'a toujours pas été retrouvé.

"Comme cette personne qui a lourdement dragué Delphine. Les gendarmes se sont contentés de dire que son téléphone n’avait pas borné à Cagnac-les-Mines. On a écarté d’un revers de manche cet homme", a avancé Me Alary.

Il a également dénoncé la manière "scandaleuse" dont la garde à vue de son client s'est déroulée. "J’ai rarement senti une telle pression", a plaidé Me Jean-Baptiste Alary devant la chambre de l'instruction. Pas de quoi convaincre la chambre de l'instruction qui a donc jugé opportun de maintenir le principal suspect en détention provisoire le temps que l'enquête se poursuive.

Mélanie Vecchio avec AL