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L'homme a attaché son épouse sur les rails du TGV avant de se suicider

La femme était attachée au niveau des jambes avec du scotch.

La femme était attachée au niveau des jambes avec du scotch. - AFP

Deux personnes ont été fauchées lundi par un TGV circulant entre Paris et Nantes. Les enquêteurs privilégient la thèse d'un meurtre suivi d'un suicide.

Le scénario établi par les enquêteurs est terrible. La mort de deux personnes percutées lundi matin à hauteur de Beauvilliers, en Eure-et-Loir, par un TGV circulant entre Paris et Nantes serait, en réalité, un drame familial. L'homme a attaché, selon Le Parisien, son épouse aux rails et attendu le train.

Lundi, aux alentours de 4h30, le conducteur du TGV reliant Paris à Nantes donne l'alerte. Son train vient de percuter deux personnes qui se trouvaient sur les voies. L'une d'entre elles a été coupée en deux par le train, l'autre a été percutée. Une enquête avait été ouverte et confiée à la gendarmerie. Leur identification a été réalisée notamment à partir du véhicule de la famille retrouvée à proximité des lieux du drame.

Longue dépression

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, le couple était parents de quatre enfants, dont le plus jeune est âgé de seulement 15 mois. Dans la nuit, il aurait appelé les grands-parents, qui résident à Lucé, en Eure-et-Loir, pour les leur confier. Il serait ensuite passer chercher sa compagne, âgée elle de 34 ans et se serait dirigé vers les voies.

Là, il aurait attaché la jeune femme au niveau des pieds avec du ruban adhésif. Les poignets de la victime portent également des traces d'attaches. Les enquêteurs vont désormais chercher à savoir si elle était consciente ou si elle avait été droguée avant le drame. "C'est le geste terrible d'un homme qui a sombré dans une longue dépression", confie une source proche de l'enquête au quotidien.

Le couple était semble-t-il en cours de séparation. L'homme, qui n'avait a priori aucun antécédent de violences, était au chômage depuis trois ans. Il n'aurait pas supporté que sa compagne le quitte.

J.C.