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L'agresseur présumé de NKM jugé à Paris: le délibéré rendu en septembre

Vincent Debraize était jugé ce mardi à Paris pour violences et volontaires outrage "sur personne chargée d'une mission de service public". Quatre mois avec sursis et 1.500 euros d'amende ont été requis à son encontre.

Cet épisode avait marqué l'entre deux tours des législatives. Le 15 juin dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet avait due être hospitalisée à la suite d'une altercation avec Vincent Debraize, maire sans étiquette d'une petite commune de Normandie, qu'elle accuse de l'avoir agressée, entraînant sa chute et sa perte de connaissance. La scène s'est déroulée sur un marché parisien alors que la candidate déchue distribuait des tracts.

Ce mardi, son agresseur présumé était jugé pour violences volontaires et outrage "sur personne chargée d'une mission de service public". Le procureur a requis une peine de quatre mois de prison avec sursis ainsi qu'une amende de 1.500 euros à son encontre. Le délibéré sera rendu le 7 septembre. 

Ambiance tendue

Au tribunal correctionnel de Paris, l'audience s'est déroulée dans une ambiance très tendue, où deux versions des faits se sont farouchement opposées. Le prévenu a assuré n'avoir jamais touché ni giflé NKM.

"A aucun moment je n'ai même eu l'intention de la toucher", a-t-il insisté.

Il a expliqué que la candidate elle-même s'était montré très agressive, a reconnu l'avoir traitée de "bobo de droite" avant qu'elle ne l'insulte, selon lui, et tombe toute seule au sol.

"Je tiens bien sur mes jambes", affirme NKM

Quatre à cinq témoignages ont été opposés par le président du tribunal à sa version des faits. Des témoignages qui évoquent une autre insulte: "bobo de merde", et expliquent que l'homme lui a arraché les tracts des mains, pour les lui jeter au visage. 

Nathalie Kosciusko-Morizet a quant à elle expliqué à la barre, la voix très claire, qu'il avait d'emblée été très agressif et qu'il l'avait giflée avec des tracts. Sur des photos prises au moment des faits par un journaliste de l'AFP présent sur place, on peut voir la candidate les yeux fermés, la main levée pour se protéger le visage, au moment où Vincent Debraize empoigne les tracts. 

"Je tiens bien sur mes jambes, je ne tombe pas comme ça", a fait valoir NKM à l'audience. "J'attends la reconnaissance de mon innocence", lui a opposé Vincent Debraize, face au procureur. 

Charlie Vandekerkhove avec Cécile Danré