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Agression de NKM: qui est l'homme en garde à vue et que risque-t-il?

Nathalie Kosciusko-Morizet.

Nathalie Kosciusko-Morizet. - Olivier Laffargue - BFMTV.com

L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet a été placé en garde à vue samedi matin, après s'être rendu à la police. Il s'agit de Vincent Debraize, le maire sans étiquette d'une petite commune de l'Eure.

L’homme soupçonné d'avoir agressé Nathalie Kosciusko-Morizet jeudi à Paris alors qu’elle faisait campagne, s’est rendu samedi matin à la police, répondant à la convocation des enquêteurs.

"C'est un monsieur qui cherche visiblement de la publicité, qui est violent et pas très courageux. Il ne reconnaît pas les faits et s'est enfui sitôt son forfait accompli, et qui, de toute évidence, vit ça très bien", s'est exprimé l'avocat de la candidate.

D'après nos informations, l'homme interpellé ce matin est Vincent Debraize, le maire de la commune de Champignolles, dans l'Eure. Agé de 55 ans, sans étiquette, il a été réélu en 2014. D'après les informations également, une confrontation entre ce dernier et NKM a eu lieu samedi après-midi.

Samedi soir, la garde à vue du maire a été prolongée "pour permettre la poursuite des investigations", a indiqué une source proche du dossier. Des auditions de témoins sont notamment prévues dimanche, a-t-on appris dans l'entourage de la candidate.

Placé en garde à vue

Selon des témoins, l’homme aurait poussé Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a chuté et est restée inconsciente de longues minutes, avant d’être transportée à l’hôpital Cochin. L’agresseur présumé a été placé en garde à vue ce samedi matin pour "des faits de violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public".

Selon l’article 222-13 du Code pénal, les "violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail" sont punies de maximum trois ans de prison et 45.000 euros d’amende dans plusieurs cas.

Une circonstance aggravante

En sa qualité d’élue, Nathalie Kosciusko-Morizet est en effet "chargée d’une mission de service public", une circonstance aggravante dans ce contexte. La peine peut également être assortie d'un travail d'intérêt général "d'une durée de 20 à 120 heures". 

Sans cela, les violences volontaires entraînant une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 8 jours sont punies de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe, comme l’indique l’article R625-1 du Code pénal. 

Le jeune homme qui avait giflé Manuel Valls en janvier 2017 en Bretagne avait été condamné à trois mois de prison avec sursis, à 105 heures de travail d’intérêt général et à verser un euro de dommages et intérêts.

Liv Audigane avec Alexandra Gonzalez