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Julie Gayet contre Voici et VSD: la justice va trancher

Julie Gayet, le 29 août 2015.

Julie Gayet, le 29 août 2015. - Yohan Bonnet - AFP

La comédienne a attaqué les deux magazines après la publication de photos la montrant à La Lanterne avec le chef de l'Etat. Elle réclame un euro de dommages et intérêts ainsi que la publication d'un encart judiciaire dans chacune des publications.

Le tribunal correctionnel de Nanterre rend mardi sa décision dans le litige opposant la comédienne Julie Gayet aux hebdomadaires Voici et VSD, qui avaient publié au printemps des photos d'elle et du chef de l'État.

Ces images, prises lors du week-end de Pâques à la résidence présidentielle de La Lanterne, à Versailles, montraient le président de la République, la comédienne Julie Gayet, le père de cette dernière, ainsi que le secrétaire général de l'Élysée Jean-Pierre Jouyet et son épouse dans le parc et à l'intérieur du bâtiment.

Un euro symbolique demandé

Tous, à l'exception du chef de l'État, ont attaqué leur diffusion au nom de l'atteinte à l'intimité de la vie privée. A l'audience, le 1er septembre, ils avaient réclamé un euro de dommages et intérêts ainsi que la publication d'un encart judiciaire dans les magazines incriminés.

"Ça n'est pas un lieu public et il s'agit manifestement de photos prises sans (leur) consentement", avait soutenu le procureur, avant de demander la condamnation des deux publications.

Les clichés avaient d'abord été publiés le 10 avril par Voici. D'autres photos, issues de la même série, avaient ensuite été utilisées par VSD quelques jours plus tard.

"On voit que les photographies ont été prises à l'extérieur, alors qu'on est dans un lieu privé et qu'on est dans le cadre de l'intime", avait fustigé Me Jean Ennochi, l'avocat de Julie Gayet et de son père, lesquels n'étaient pas présents au tribunal.

Hollande "touché" par ces clichés

"Ces photos ne disent jamais que ce qu'elles montrent, c'est-à-dire rien", avait répondu en défense l'avocat du directeur de publication de Voici, en faisant valoir "le contexte" et "la légitimité de l'information".

"Une intimité? Non, puisque le parc est à la vue du public. Un consentement? Incertain, parce qu'on ne sait pas comment ces photos ont été prises", avait abondé la défense du directeur de publication de VSD.

Interrogé sur la publication de ces photos lors d'un entretien sur Canal+, François Hollande avait affirmé que "pour (lui), elles n'existaient pas".

"Elles me touchent mais elles ne doivent pas me concerner", avait ajouté le chef de l'Etat.

la rédaction avec AFP