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Jean Claude Romand fait appel du rejet de sa demande de libération conditionnelle

Jean-Claude Romand en 1996.

Jean-Claude Romand en 1996. - Philippe DESMAZES / AFP

Il avait été condamné à la prison à perpétuité en 1996 pour l'assassinat de sa famille.

Trois jours après que le Tribunal d'application des peines de Châteauroux a écarté la demande de remise en liberté conditionnelle de Jean-Claude Romand, faux médecin de l'OMS condamné 1996 pour l'assassinat de sa famille, ce dernier a décidé de faire appel de ce rejet apprend-on ce mardi auprès du parquet. 

Âgé de 64 ans, condamné à la perpétuité, il est libérable depuis 2015, après avoir purgé une période de sûreté de 22 ans.

Son avocat, Me Jean-Louis Abad, joint par l'AFP mardi en fin d'après-midi, a affirmé n'avoir aucun contact avec son client et ne pas être en mesure de confirmer cet appel. 

"Projet pas suffisamment abouti"

Lors de son rejet, le tribunal d'application des peines de Châteauroux avait considéré qu'"en dépit de son parcours d'exécution de peine satisfaisant, les éléments du projet présenté et de sa personnalité ne permettent pas, en l'état, d'assurer un juste équilibre entre le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et de la réinsertion du condamné", avait expliqué dans un communiqué la procureure de la République de Châteauroux, Stéphanie Aouine. 

La libération conditionnelle est une mesure d'aménagement de peine visant à la réinsertion et à la prévention de la récidive.

Lors de sa demande, présentée le 20 novembre et réexaminée le 31 janvier, le ministère public avait demandé le rejet de cette requête.

L'avocate de la partie civile, Me Laure Moureu, s'y était aussi opposée, estimant "que le projet n'était pas suffisamment abouti et qu'il n'y avait pas assez de garanties pour permettre un élargissement serein". Elle avait émis des "doutes sur une personnalité qui reste troublante".

Hugo Septier avec AFP