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Incendie à la cathédrale de Nantes: ce qui a mis les enquêteurs sur la piste du bénévole

Une semaine après les faits, l'homme est passé aux aveux devant le juge d'instruction. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche.

Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes, un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire dans la nuit, pour "destructions et dégradations par incendie".

L'homme, un réfugié rwandais de 39 ans, qui avait déjà été entendu la semaine dernière, est passé aux aveux devant le juge d'instruction, reconnaissant avoir allumé les trois incendies dans la cathédrale. Il était bénévole pour le diocèse. Il avait été chargé de fermer l'édifice religieux la veille de l'incendie.

Des traces d'hydrocarbures relevées

Une première fois placé en garde à vue le jour de l'incendie, il avait été remis en liberté le lendemain soir. Selon l'AFP, les enquêteurs avaient souhaité l'entendre dans un premier temps car aucune trace d'effraction n'avait été relevée, mais trois départs de feu constatés.

Selon nos informations, ce sont deux éléments qui ont mis les enquêteurs sur la piste de ce presque quadragénaire, et qui ont conduit à le placer une seconde fois en garde à vue. Ce sont d'abord les prélèvements qui ont été effectués par le laboratoire central de la préfecture de Paris, qui ont mis en évidence des traces d'hydrocarbure et ont donc permis aux enquêteurs de privilégier la piste criminelle.

Exploitation de la vidéosurveillance

Par ailleurs, et c'est un élément crucial, les enquêteurs ont pu exploiter les images de vidéosurveillance, sur lesquelles on voit sortir le bénévole de la cathédrale quinze minutes après les appels aux pompiers, c'est-à-dire quelques minutes après que l'incendie devienne visible, ont indiqué des sources concordantes à BFMTV.

Les appels aux pompiers avaient été passés par des passants aux alentours de 7h45, alors qu'ils avaient vu des flammes sortir du bâtiment.

Dans un premier temps, le bénévole du diocèse avait reconnu être sorti de la cathédrale, mais il avait déclaré que l'horaire de sa sortie ne correspondait pas. Devant le juge d'instruction, il est finalement passé aux aveux, reconnaissant être à l'origine des trois départs de feu constatés.

Selon une source proche du dossier, l'homme était en France depuis 2012 et faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français depuis fin 2019. Son titre de séjour courrait jusqu'à mars 2020 et n'était donc plus valable. Il n’était par ailleurs pas connu des services de police.

Mélanie Vecchio avec Clarisse Martin