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Ile-de-France: Valérie Pécresse veut des caméras dans les lycées

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- - Martin Bureau - AFP

Deux jours après de violents incidents dans plusieurs lycées de Seine-Saint-Denis, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a annoncé jeudi le financement de la vidéoprotection dans les lycées qui en feront la demande.

Au lendemain de sa visite au lycée Suger de Saint-Denis, frappé par de violents incidents mardi, Valérie Pécresse a annoncé ce jeudi un renforcement de la vidéo-protection. En séance plénière du Conseil régional, la présidente LR de la région Ile-de-France a indiqué que "des caméras" seront installées à l'intérieur des lycées qui en feront la demande, "avec l'accord de la communauté éducative". Un dispositif qui sera financé par la Région.

Deux jours après des incidents au lycée Suger à Saint-Denis pour lesquels huit mineurs vont être présentés à la justice, Valérie Pécresse, interpellée par le groupe LR, a souligné que la région avait voté "en mars dernier l'installation de 28 caméras" autour du lycée.

"La première fois que les voyous partent de l'intérieur"

Mais mardi, "c'est dans le lycée que se sont produits ces actes", a-t-elle insisté, soulignant que l'établissement, loin d'être "le symbole des quartiers oubliés", disposait de matériels informatiques et de cinéma importants, car il prépare au BTS des métiers du Cinéma.

 "Ce serait absolument tragique que les élèves soient privés de tels outils", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que les violences dans ce lycée mardi étaient "une triste première. C'est la première fois que des lycéens mettent le feu à leur propre lycée, la première fois que les voyous partent de l'intérieur". "Oui je le dis, avec l'accord des communautés éducatives, nous mettrons des caméras dans les lycées qui en exprimeront le besoin", a-t-elle affirmé.

"Je connais ce lycée, je veux participer à sa réussite. C'est un lycée exemplaire, exceptionnel de qualité", a-t-elle insisté, soulignant qu'il était aussi le premier où ont été lancées les Cordées de la réussite" créées en 2008 pour promouvoir l'égalité des chances des lycéens dans l'accès aux études supérieures.

Inquiétude sur la montée de la violence

Mercredi, dans un communiqué, le groupe écologiste a dénoncé la décision de l'exécutif régional "d'accéder à la demande de deux lycées parisiens d'installer des caméras de vidéo-surveillance dans l'enceinte même des lycées".

"Les écologistes s'inquiètent du climat tendu dans certains établissements et souhaitent une intervention efficace de la Région pour y remédier. Toutefois nous ne sommes pas d'accord avec la droite qui considère que des caméras protégeront les élèves et la communauté éducative. Nous n'avons jamais vu une caméra intervenir pour protéger d'une agression ou d'un vol", a insisté le groupe.

C. B avec AFP