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Hollande "condamne fermement" les profanations des cimetières de Tracy-sur-Mer et Saint-Béat

Déjà le 17 février à Sarre-Union, François Hollande condamnait d'autres dégradations de sépultures.

Déjà le 17 février à Sarre-Union, François Hollande condamnait d'autres dégradations de sépultures. - Patrick Hertzog - AFP

Après l'annonce par le ministre de l'Intérieur de nouvelles profanations de deux cimetières en Normandie et en Haute-Garonne qu'il a condamné, Manuel Valls puis François Hollande ont à leur tour exprimé leur "indignation".

Deux jours après les profanations de Sarre-Union, le ministre de l'Intérieur a annoncé mardi soir que de nouvelles dégradations avaient été commises dans un cimetière, celui de la commune de Tracy-sur-Mer, dans le Calvados, sur le littoral normand.

Les enquêteurs sont arrivés sur place mercredi matin. Au total, "une trentaine de tombes ont été touchées", indique le maire de Tracy-sur-Mer, qui ajoute qu'"il n'y a pas d'inscription sur les tombes". "Plusieurs dizaines de crucifix ont été déplacés, certains d'entre eux retournés et plantés dans le sol", affirme le ministre dans un communiqué. "Tout sera mis en oeuvre pour identifier, interpeller et déférer à la justice les auteurs de ces actes révoltants qui bafouent nos valeurs et le respect qui scellent notre vivre ensemble", a promis le ministre.

Le Premier ministre Manuel Valls a exprimé sur Twitter son "sentiment de dégoût et d'indignation" après la découverte de ces profanations. "Sentiment de dégoût et d'indignation face aux dégradations commises dans le cimetière de Tracy-sur-Mer.#Assez!", a écrit Manuel Valls sur son compte.

Par communiqué, François Hollande a lui aussi "fermement" condamné "ces actes indignes" qui "portent atteintes aux valeurs de notre République" et assuré que "tout sera mis en oeuvre pour que leurs auteurs soient rapidement identifiés et punis".

Un cimetière déjà profané dimanche

Cet acte de vandalisme intervient trois jours après la découverte de la profanation de plusieurs centaines de tombes dans un cimetière juif du Bas-Rhin. 

Cinq profanateurs présumés, des adolescents mineurs, âgés de 15 à 17 ans, originaires de la région et sans antécédents judiciaires, sont depuis lundi en garde à vue. Ils se défendent de tout antisémitisme. Le parquet de Saverne devrait s'exprimer mercredi en fin d'après-midi sur les suites de la procédure. 

Cette profanation a suscité émotion et indignation, au lendemain des attentats de Copenhague et un mois après ceux de Paris, qui avaient fait 17 morts dont quatre lors d'une prise d'otages dans un supermarché juif.

S. C. avec AFP