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Hauts-de-France: un jeune homme frappé à mort, possiblement pour une dette de 20 euros

Un véhicule de police - Image d'illustration

Un véhicule de police - Image d'illustration - Pierre Andrieu - AFP

Antoine a été violemment frappé puis laissé sans vie au bord d'une route de la Somme.

Le 23 septembre dernier, dans un champ mitoyen à la route cantonale qui relie Bussy-lès-Daours au lieu-dit du Petit Camon dans la Somme, le corps d'Antoine, 22 ans, est retrouvé sans vie par un automobiliste qui donne l'alerte. Après les examens d'usage, il est découvert par les autorités que le vingtenaire, avant sa mort, a été victime d'insupportables sévices, son corps présentant de violents stigmates dont de nombreux hématomes au niveau du visage. 

Comme le précise Le Courrier Picard, la disparition de la jeune victime avait été signalée peu de temps avant la découverte de sa dépouille. Très vite, les enquêteurs de la brigade de recherches d'Amiens recueillent plusieurs preuves et interpellent quatre suspects. Trois d'entre eux auraient été présents au moment des faits, le quatrième n'aurait pas assisté au lynchage.

Dette de 20 euros

Peu à peu, la chronologie des faits prend forme. Comme le souligne une nouvelle fois le quotidien régional, les trois principaux instigateurs auraient souhaité se rendre en dehors d'Amiens dans la soirée du 22 septembre afin de voler des vélos ou des scooters. Ne disposant pas de véhicule motorisé, ils proposent à leur victime de faire le chauffeur pour la soirée en échange du remboursement de son essence.

Sous l'emprise de l'alcool et de cannabis, mais sans que les causes soient encore entièrement déterminées, la situation s'est envenimée avant de virer au drame. Une dette de vingt euros pourrait, selon les enquêteurs, être à l'origine de la mort d'Antoine. 

Parmi les trois suspects présents au moment des violences, deux auraient activement agressé le jeune homme tandis que le troisième se tenait en retrait. Au cours de leur interrogatoire, ils ont reconnu les faits. Mis en examen pour homicide volontaire, trois d'entre eux ont été placés en détention provisoire alors que le troisième a été confié à un centre éducatif renforcé. 

Hugo Septier