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Halloween: les agressions par des clowns reviennent dans le Nord

Un clown à l'allure pas très avenante (illustration)

Un clown à l'allure pas très avenante (illustration) - Roberto Schmidt - AFP

Après la création d'une page Facebook annonçant que des clowns allaient "semer la panique" à Boulogne-sur-Mer, trois collégiennes de 11 ans ont été poursuivies par trois individus armés de couteaux à la sortie de leur établissement.

Trois jeunes collégiennes de Boulogne-sur-Mer ont été poursuivies mardi, non loin de leur établissement, par trois personnes déguisées en clowns et armées de couteaux de cuisine. Les individus proféraient aussi menaces et insultes, rapporte La Voix du Nord. En pleurs, les trois élèves ont été conduites par une passante jusqu’à une pharmacie à proximité, où leurs parents sont venus les chercher.

Des plaintes ont été déposées mais le mal est fait pour ces jeunes adolescentes. Ma "fille est choquée, terrorisée à l’idée de repasser par ce chemin pour aller à l’école", explique le père de l’une d’elles au quotidien. Du côté du collège, le principal préfère minimiser les choses. Pourtant le sujet s’est emparé des cours de récréation et dépasse le simple fait divers isolé. En effet, sur Facebook, une page Les clowns de Boulogne-Sur-Mer a été créée (et bloquée depuis). Les auteurs déclarent vouloir semer la panique avec, pour cible favorite, les collèges et les lycées.

"On voulait faire des caméras cachées"

Face à l’ampleur de la situation, l’un des membres du "groupe", tous âgés de 18 à 22 ans, se justifie auprès de la Voix du Nord: "On voulait faire des caméras cachées avec des personnes, comme aux États-Unis" dans une référence à Killer Clown, terrifiant succès d’audience sur Internet, où deux hommes déguisés en clowns, armés de haches et de massues, effraient les passants dans la rue ou dans les garages souterrains.

"On voulait faire peur aux enfants et ensuite aller les voir pour leur dire que ce n’était pas vrai", poursuit-il. Il pourrait donc s'agir d'un "délire entre potes" qui aurait donc mal tourné. Sur leur page, les commentaires se font de plus en plus menaçants, signale le journal.

Il y a près d’un an, à l’approche de la fête d’Halloween, ce type de mauvaise blague s’était multiplié en France, provoquant un début de panique. Dans le Nord et dans l’Hérault, plusieurs plaintes avaient été déposées et des hommes condamnés pour de telles simulations d'agressions.

S.A.