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Gilets jaunes: mobilisation record à Toulouse avec 10.000 manifestants

10.000 gilets jaunes ont manifesté à Toulouse

10.000 gilets jaunes ont manifesté à Toulouse - Pascal PAVANI / AFP

La mobilisation des gilets jaunes dans la Ville rose avait déja battu un record samedi dernier, avec 6.000 manifestants.

Quelque 10.000 gilets jaunes ont été dénombrés ce samedi à Toulouse à 17h00 par la préfecture, soit un record de mobilisation depuis le début du mouvement. Des heurts ont néanmoins éclaté en fin d'après-midi. 40 personnes ont été interpellées selon la Préfecture.

Il s'agit de la mobilisation la plus importante officiellement dénombrée au niveau national à 17h. La mobilisation des gilets jaunes dans la Ville rose avait déja battu un record samedi dernier, avec 6.000 manifestants officiellement recensés.

Des heurts en fin d'après-midi

Comme la plupart des derniers samedi de mobilisation, la manifestation, entamée dans le calme, a dégénéré avec des heurts entre les forces de l'ordre et des manifestants. Un canon à eau a été mobilisé vers 17H30 pour repousser les manifestants sur le grand boulevard entourant le centre historique, après que les forces de l'ordre ont à plusieurs reprises fait usage de gaz lacrymogènes sous divers projectiles envoyés des rangs des manifestants. 

Sur la place centrale du Capitole, la façade de la mairie, un bâtiment historique du 17ème siècle, a été taguée, avec notamment le message "Macron Bolsonaro, Non" assimilant le président français à son homologue brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro. 

Le cortège avait débuté dans le calme à 14H00, derrière des banderoles rejetant le grand débat lancé par l'exécutif et dénonçant des violences policières. "Tes hauts et débats, on n'en veut pas, Macron dégage", proclamait l'une d'elles, une autre affichant une vingtaine de photos de manifestants blessés notamment au visage et aux mains, avec pour légende "Regarde et souviens-toi". "Castaner le boucher, France mutilée", a crié la foule, visant le ministre de l'Intérieur qui a défendu vendredi l'utilisation par les forces de l'ordre du lanceur de balles de défense controversé LBD. 

Trois informations judiciaires ouvertes

Depuis le lancement du mouvement, mi-novembre, le parquet de Toulouse a ouvert trois informations judiciaires pour "des pertes d'oeil, ou des policiers mis en cause" et saisi "à trois ou quatre reprises" l'Inspection générale de la police nationale "pour une clarification parfaite de survenance de faits et répondre aux plaintes", a indiqué vendredi le procureur, Dominique Alzeari. 

Sur 344 interpellations de manifestants, 34 peines d'emprisonnement ont été prononcées et 80 personnes interdites de "manifester ou de paraître", a-t-il ajouté.

Cyrielle Cabot avec AFP