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Franck Attal de Bygmalion: "Je plaide coupable sur la faute morale"

Franck Attal, invité de BFMTV, ce lundi matin

Franck Attal, invité de BFMTV, ce lundi matin - BFMTV

Organisateur des meetings de Nicolas Sarkozy en 2012, Franck Attal est un personnage-clé de l'affaire Bygmalion. Sur la plateau de BFMTV, celui qui pourrait faire vaciller l'ancien chef d'Etat, livre sa "vérité" sur les dépassements de comptes de campagne.

Il était l'ordonnateur des grands meetings de Nicolas Sarkozy, en 2012. Franck Attal, invité de BFMTV ce lundi matin, est l'un des acteurs-clé de l'affaire Bygmalion, et des dépassements de comptes de campagne de celui qui allait s'incliner, au second tour, face à François Hollande. Pour la deuxième fois, celui qui est mis en examen pour "complicité de financement illégal de campagne électorale" répond aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

Considéré comme un homme de l'ombre du système Bygmalion, Franck Attal est aujourd'hui dans la lumière à la suite de la diffusion d'un sujet d'Envoyé Spécial, dans lequel il charge l'ancien président de la République, de nouveau candidat à l'Elysée en 2017. "J'avais besoin de raconter ma vérité", justifie-t-il aujourd'hui. Mais ça ne suffit pas:

"J'ai eu le sentiment qu'il fallait que je couvre une sorte de service après-vente, après la diffusion du reportage", déclare-t-il sur notre antenne.

"Je plaide coupable"

Comme il a déjà évoqué, Franck Attal confirme sur BFMTV qu'il était au courant des dépassements de comptes dès le mois de mars 2012.

"Je savais que ça allait coûter plus cher et j'ai averti", explique-t-il. Il sait, dès lors, que le système de double-facturation qu'il met en oeuvre est illégal.

"Je plaide coupable sur la faute morale", concède-t-il face à Jean-Jacques Bourdin. Pourquoi n'a-t-il rien dit, rien fait? "J'ai pensé à démissionner, mais je ne pouvais pas assumer seul de lâcher un candidat". Puis il a pensé à sa "famille", précise-t-il à notre micro.

Affirmant qu'il n'a jamais évoqué le système de fausses factures directement avec Nicolas Sarkozy, Franck Attal tente de se dédouaner: "Je considère ne pas avoir été hors la loi d'un point de vue pénal."

Jérémy Maccaud