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Fête clandestine à Joinville-le-Pont: le maire annonce une plainte pour mise en danger de la vie d'autrui

Le maire LR de la commune, Olivier Dosne, craint "une flambée" épidémique "et un potentiel cluster", après qu'au moins un invité a été testé positif au Covid-19.

Le maire LR de Joinville-Le-Pont annonce ce lundi matin sur BFMTV son intention de porter plainte "pour mise en danger de la vie d'autrui", après l'organisation d'une soirée clandestine qui a réuni dans la nuit de vendredi à samedi entre 300 et 400 personnes dans un pavillon de cette commune du Val-de-Marne.

"Vous imaginez la promiscuité?", a commenté Olivier Dosne, qui craint "une flambée" épidémique "et un potentiel cluster", après qu'au moins un invité a été testé positif au Covid-19.

Une fête au "mépris total des règles sanitaires"

Samedi vers 2 heures du matin, des voisins ont appelé la police en raison du tapage causé par la fête. Arrivés sur place, les policiers ont constaté la présence de 300 à 400 personnes, "dans un mépris total des règles sanitaires", a dénoncé la préfecture de police sur son compte Twitter.

Les fêtards "manifestement très avinés", d'après une autre source, ont pris à partie les policiers et, "mécontents", leur ont jeté des bouteilles, a encore expliqué la préfecture. Les agents ont alors fait usage de grenades de désencerclement et évacué ces invités.

Pour le maire de la commune, "on n'aurait jamais dû avoir cette soirée à Joinville-le-Pont" et ce alors que des signalements avaient été émis par les voisins dès le mois d'août dernier pour des faits similaires.

"La police municipale était intervenue plusieurs fois en journée pour contacter le propriétaire et la police nationale était prévenue", affirme Olivier Dosne qui pointe du doigt le manque d'effectifs. "12-13 fonctionnaires de la BAC pour 300-400 personnes qui s'en vont sans être arrêtées? (...) C'est digne d'une série Netflix", déplore l'édile qui réclame plus de moyens pour la police nationale.

Trois personnes en garde à vue

Le propriétaire du pavillon, l'organisateur de cette soirée clandestine et une troisième personne, identifié comme l'agent de sécurité, ont été placés en garde à vue ce dimanche, ont indiqué des sources concordantes à BFMTV.

Une enquête pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique a été ouverte et confiée à la sûreté départementale, a annoncé le parquet du Val-de-Marne.

Mathieu Dehlinger et Hugues Garnier