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Féminicide: un homme tranche la carotide de sa femme en Guyane

L'homme s'en est pris aux militaires de l'opération Sentinelle lors d'une fausse alerte à la bombe à la gare Lyon-Part-Dieu.

L'homme s'en est pris aux militaires de l'opération Sentinelle lors d'une fausse alerte à la bombe à la gare Lyon-Part-Dieu. - Wikimedia

Le mari a évoqué une "dispute" avec sa compagne, mais le parquet n'a "pas constaté de désordre dans l'appartement qui prouverait une dispute".

Mélissa, une jeune Guyanaise de 26 ans, est mort ce mardi soir après avoir été frappée à coups de couteau à la carotide par son mari à Cayenne, a indiqué vendredi le procureur adjoint de la République de Cayenne. 

Elle a été tuée mardi soir par "son mari" à leur domicile de "deux coups de couteau portés à la carotide, dont un coup profond et l'autre plus superficiel", a précisé le procureur adjoint Jean-Claude Belot. L'homme a été incarcéré jeudi soir à la maison d'arrêt de Rémire-Montjoly.

Déjà condamné en 2010

L'homme, paysagiste de 36 ans, né à Trappes (Yvelines) "avait bu dans l'après-midi", a expliqué le parquet.

Il avait déjà fait l'objet de condamnations dont une pour crime en "2010", a évoqué une "dispute" avec sa compagne, a ajouté le parquet qui n'a cependant "pas constaté de désordre dans l'appartement qui prouverait une dispute". De même source, "Mélissa lui reprochait de consommer de l'alcool".

Pas de signalement auprès des autorités

La jeune femme, vraisemblablement âgée de "26 ans", selon le procureur adjoint, travaillait en tant que serveuse dans un fastfood. Elle n'aurait pas fait de signalements auprès des autorités pour violence conjugale.

C'est le deuxième féminicide connu en Guyane depuis le début de l'année 2019. Le 22 janvier, à Cayenne, une mère de famille de 40 ans avait été tuée par son compagnon. L'homme l'avait ligotée ainsi que son frère avant d'incendier la maison avec de l'essence.

En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugales. Selon un recensement effectué par le collectif "Féminicides par compagnon ou ex", il s'agit du 83e féminicide depuis le 1er janvier 2019.

Salomé Vincendon avec AFP