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Favoritisme présumé: levée de la garde à vue de Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion

Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion, a été placé en garde à vue vendredi

Bastien Millot, cofondateur de Bygmalion, a été placé en garde à vue vendredi - Matthieu Alexandre - AFP

Le cofondateur de Bygmalion a été brièvement placé en garde à vue ce vendredi matin dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de favoritisme à la mairie de Menton.  Le député-maire UMP de la ville a également été entendu.

Après l'ex-vice-président de l'UMP Guillaume Peltier, c'est au tour de Bastien Millot d'être entendu par les enquêteurs. Le cofondateur de Bygmalion a été brièvement placé en garde à vue vendredi dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de favoritisme à la mairie de Menton (Alpes-Maritimes), a indiqué une source policière. Le député-maire UMP de Menton Jean-Claude Guibal a également été entendu, a précisé la source. Les deux hommes sont ressortis libres en fin de matinée, sans faire de déclaration.

La veille, deux autres protagonistes du dossier, Guillaume Peltier et le patron de Bygmalion Guy Alvès, avaient déjà été entendus par les enquêteurs durant quelques heures.
A leur sortie de garde à vue, dans l'après-midi de jeudi, aucune charge n'avait été retenue contre les deux hommes.

Le maire de Menton se dit "serein"

Une plainte pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts avait été déposée le 18 décembre 2012 après la décision du député-maire UMP de Menton, Jean-Claude Guibal, de commander un "audit de communication accompagné de recommandations stratégiques" à Bygmalion et de demander une "évaluation", un "accompagnement" et un "suivi des politiques publiques municipales" à Com1+, une société spécialisée dans le conseil en relations publiques et la communication fondée par Guillaume Peltier.

Via un communiqué diffusé jeudi, Jean-Claude Guibal s'était dit "serein" quant à l'enquête en cours, se contentant de souligner qu'il n'avait "pas de commentaire à faire, sinon que les enquêteurs font leur travail. Et qu'ils ont à le faire, une fois encore, à la suite d'une plainte déposée par les mêmes opposants politiques, élus PS de notre ville".

S.A., M.G. avec AFP