BFMTV

Disparition d'Emiliano Sala: que peut nous apprendre l'épave de l'avion?

L'avion dans lequel Emiliano Sala a disparu a été retrouvé dimanche dans la Manche.

L'avion dans lequel Emiliano Sala a disparu a été retrouvé dimanche dans la Manche. - AFP

L'épave de l'avion qui transportait Emiliano Sala a été retrouvé, dimanche, à 63 mètres de profondeur ans la Manche, deux semaines après sa disparition.

Que s'est-il passé le 21 janvier au-dessus de la Manche au moment de la disparition de l'avion qui transportait Emiliano Sala vers son nouveau club de Cardiff? C'est à cette réponse que les enquêteurs vont désormais tenter de répondre après la découverte dimanche de l'épave de l'appareil.

L'avion a été découvert à 63 mètres de profondeur par une équipe de recherches privée, dirigée par David Mearns.

"L'essentiel de l'avion est là", a-t-il précisé à la radio anglaise BBC.

Une première indication qui pourrait permettre aux enquêteurs de déterminer comment l'avion a percuté à l'eau.

Pas de boîte noire à bord

Sans boîte noire à bord, un dispositif réservé aux avions de transport public, les enquêteurs pourront s'appuyer sur plusieurs éléments mécaniques. Et vérifier plusieurs hypothèses, notamment celle du givrage, précise Gérard Feldzer, consultant transports pour BFMTV. 

"C'est un avion que je connais bien pour l'avoir piloté, il est assez sensible au givrage. Ça veut dire un cumul de glace qui peut arrêter le moteur ou alourdir l'avion. On va voir peut-être voir à l'intérieur du cockpit quels sont les boutons qui ont été enfoncés ou pas, les systèmes antigivrages notamment", explique l'ancien pilote. 

Cet examen de l'épave du Piper Malibu pourrait également permettre de constater une éventuelle "panne moteur", complète l'ancien pilote.

Plan de vol et météo

Néanmoins, pour être confirmées, toutes ces observations devront être recoupées avec les autres éléments déjà connus sur le vol.

"C'est-à-dire la météo: est-ce qu'elle était mauvaise ou pas? On sait aussi qu'il était à 5000 pieds, c'est environ 1500 mètres, et qu'il a demandé à descendre jusqu'à 700 mètres à peu près", rappelle le consultant. 

Il faudra également passer au crible le profil du pilote, son expérience, et déterminer avec précision "à qui appartenait l'avion, qui l'entretenait" et quelle était son assurance, indique Gérard Feldzer.

Benjamin Rieth